Abidjan, 25 juil 2026 (AIP)-Le directeur départemental de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle de Dianra, Seka William Roch, a annoncé la détection de 24 cas de dengue, dont 15 enregistrés dans la commune de Dianra.
Cette annonce a été faite jeudi 23 juillet 2026 lors de la réunion du sous-comité chargé de la délocalisation de Dolourougokaha, dans le cadre du projet aurifère Koné du groupe Montage Gold.
Le médecin de l’hôpital général de Dianra a indiqué que l’ensemble des patients est pris en charge par son équipe, désormais habilitée à traiter les cas de dengue. Il a précisé que les symptômes de cette maladie sont proches de ceux du paludisme, tout en soulignant que la prise en charge médicale est différente.
Dr Seka a rappelé que la dengue est transmise par un moustique qui pique principalement de l’aube au crépuscule. Il a invité les populations à renforcer les mesures de prévention, notamment en installant des moustiquaires aux ouvertures des habitations et en consultant rapidement l’hôpital général de Dianra dès l’apparition de symptômes, afin d’éviter toute automédication.
Face à cette situation, le préfet du département de Dianra, Koffi Amani Ignace de Loyola, a annoncé la mise en place d’un comité départemental de lutte contre les épidémies. Les autorités administratives, politiques ainsi que les populations ont été informées de l’évolution de la maladie.
Le préfet s’est inquiété de la progression rapide du nombre de cas, passé de cinq à quinze, puis à vingt-quatre en l’espace de quelques jours, tout en précisant que les opérations de dépistage se poursuivent.
Pour freiner la propagation de la dengue, il a préconisé des mesures d’urgence, notamment l’assainissement général de la ville avec l’appui des chefs de quartier et des leaders de jeunesse, le curage des caniveaux par les services municipaux ainsi que la destruction des pneus usagés, susceptibles de constituer des gîtes larvaires pour les moustiques.
« La maladie peut être endiguée. Il suffit de changer de comportement et d’accepter d’assainir notre cadre de vie », a déclaré le préfet, avant d’appeler à une vaste opération de salubrité publique. Il a également plaidé pour une intervention de l’Institut national d’hygiène publique afin de mobiliser des moyens supplémentaires pour contenir définitivement l’épidémie et protéger les populations du département.
(AIP)
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