Kouto, 1er sept 2026 (AIP)- Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a présenté l’irrigation comme un levier majeur pour renforcer durablement la production agricole ivoirienne et réduire la dépendance des producteurs aux aléas pluviométriques, lors d’une visite du barrage hydro-agricole de Tchaloni, dans la sous-préfecture de Boundiali.
« Aujourd’hui, nous comptons sur la pluie pour produire. Demain, nous voulons continuer à produire même lorsqu’il n’y a pas de pluie. C’est cela qui va améliorer les revenus de nos agriculteurs et accroître les rendements », a déclaré, samedi 29 août 2026, M. Koné, à l’issue de la cérémonie de remise de 41 certificats fonciers aux bénéficiaires du Projet d’appui à la relance des filières agricoles en Côte d’Ivoire (PARFACI) à Nondara, dans la commune de Boundiali.
Le ministre a indiqué que le gouvernement entend poursuivre les investissements dans les aménagements hydro-agricoles afin de renforcer la sécurité alimentaire et d’améliorer les revenus des producteurs.
Construit en 1981, le barrage de Tchaloni illustre le potentiel de l’agriculture irriguée dans la région de la Bagoué. L’ouvrage dispose d’un potentiel aménageable de 600 ha, favorable notamment à la culture du riz, du maïs et aux productions maraîchères. Sur cette superficie, 214 ha sont actuellement exploités par les producteurs.
Alimenté par un bassin versant de 72 km², le barrage possède un volume utile estimé à huit millions de mètres cubes d’eau. Sa digue mesure 687,75 m de long, quatre mètres de largeur et atteint une hauteur de 10 m.
Pour Bruno Nabagné Koné, la valorisation de ces infrastructures doit permettre aux producteurs de mieux maîtriser leur calendrier agricole et de maintenir la production lorsque les conditions pluviométriques sont défavorables.
Il a, par ailleurs, exhorté les populations bénéficiaires à assurer l’entretien des infrastructures collectives mises à leur disposition, afin de préserver leur fonctionnalité et leur pérennité.
La visite du barrage de Tchaloni a ainsi permis aux autorités de mettre en évidence les possibilités d’extension de l’agriculture irriguée dans la Bagoué et, plus largement, l’importance des infrastructures hydro-agricoles dans la transformation et la sécurisation de la production agricole nationale.
(AIP)
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