Bouaflé, 10 sept 2026 (AIP)- L’ONG IMPACT a sensibilisé, mardi 8 et mercredi 9 septembre 2026, les populations des localités d’Aka N’Guessankro et Krigambo, dans la sous-préfecture de Pakouabo, ainsi que celles de Baziafla et Bouafla, dans la sous-préfecture de Tibéita, sur les dangers liés à l’utilisation du mercure dans l’exploitation minière, dans le cadre du projet PlanetGOLD Côte d’Ivoire.
Cette campagne communautaire visait à informer les populations, notamment les acteurs de l’orpaillage, sur les risques sanitaires et environnementaux liés à l’utilisation du mercure dans la récupération de l’or, tout en les encourageant à adopter des méthodes d’exploitation plus sûres et respectueuses de l’environnement.
Au cours des séances de sensibilisation, la directrice régionale de l’Environnement et de la Transition écologique de la Marahoué, Kouachi Sopie Augustine, et la chargée d’études au ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, Diary Massandjé, ont expliqué que les conséquences de l’utilisation du mercure ne se limitent pas aux sites d’exploitation.
Selon elles, le mercure, utilisé dans le processus d’amalgamation pour récupérer l’or, peut être entraîné par les eaux issues des activités minières vers les rivières et les retenues d’eau. Ces eaux peuvent ensuite être utilisées par les populations pour la consommation et les activités quotidiennes, mais également par les animaux pour s’abreuver.
La pollution peut également toucher les poissons qui vivent dans les eaux contaminées et absorber les substances qui s’y trouvent. Les cultures situées à proximité des zones affectées peuvent, elles aussi, être exposées lorsque l’eau contaminée est utilisée pour leur irrigation.
« La pollution peut ainsi se propager dans toute la chaîne : l’eau, les animaux, les poissons, les cultures et, finalement, les êtres humains », a relevé Mme Kouachi, appelant les populations à éviter l’utilisation du mercure.
Les responsables du secteur environnemental ont préconisé le respect de la réglementation et la pratique d’une exploitation minière encadrée par l’Etat, afin de permettre un meilleur contrôle des méthodes utilisées, des zones exploitées, de la qualité de l’eau et des risques sanitaires auxquels les communautés sont exposées.
Pour le gestionnaire du projet à l’ONG IMPACT, Yao Michel, l’objectif est clair : « amener les acteurs de l’exploitation minière à abandonner l’usage du mercure au profit d’alternatives plus sûres, afin de mieux préserver la santé humaine et l’environnement », a-t-il expliqué.
M. Yao a également insisté sur les dangers que représente le mercure pour la santé humaine et l’environnement. Il a souligné que l’exposition à cette substance toxique peut entraîner des conséquences graves, parfois irréversibles. A cet effet, il a exhorté les communautés à tirer pleinement parti des actions d’information et de sensibilisation mises en œuvre, afin de mieux se protéger et de préserver durablement leur cadre de vie.
Les populations ont également été informées et sensibilisées aux procédures à suivre pour l’obtention des autorisations d’exploitation minière artisanale et semi-industrielle.
Au terme de ces deux journées de sensibilisation, les participants ont salué l’initiative de l’ONG IMPACT et se sont engagés à renoncer à toute pratique d’orpaillage illégal et à éviter l’utilisation du mercure. Cet engagement constitue une contribution importante à la préservation de l’environnement, à la promotion d’une exploitation minière responsable et au développement durable de leurs communautés.
Dans le cadre de la mise en œuvre de PlanetGOLD Côte d’Ivoire, l’ONG IMPACT intervient aux côtés d’une autre organisation (CASE). Créée en 1986, l’ONG IMPACT dont le siège est basé à Ottawa, au Canada, dispose d’une représentation légale en Côte d’Ivoire. Sa mission est de contribuer à une gestion durable des ressources naturelles, au respect des droits des communautés locales ainsi qu’à la sécurité des personnes et des biens dans les zones d’exploitation minière.
Le projet PlanetGOLD Côte d’Ivoire s’articule autour de quatre principales composantes, à savoir la formalisation des activités minières, l’accès au financement, l’acquisition et l’utilisation de technologies favorisant la transition vers des équipements sans mercure, ainsi que la communication et le partage d’expériences et de bonnes pratiques.
(AIP)
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