Abidjan, 09 oct 2026 (AIP) – La directrice régionale de la Banque mondiale, Trina Haque, a visité jeudi 8 octobre 2026 l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI), à Adiopodoumé, afin d’évaluer ses capacités scientifiques et techniques et d’explorer les possibilités d’accompagnement de ses futurs projets dans les domaines de la sécurité sanitaire, de la biotechnologie et de la préparation aux pandémies.
Selon une note transmise à l’AIP, cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement du partenariat entre la Banque mondiale et l’IPCI. Elle fait suite à une audience avec le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’gou Dimba, représenté par sa conseillère technique, Dr Assouan Marie-Chantal.
Accueillie par le directeur de l’IPCI, Professeur Méité Syndou, et des responsables du secteur de la santé, Mme Haque a visité des infrastructures d’envergure, notamment les laboratoires de référence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la plateforme de génétique moléculaire, le Centre d’étude des pathogènes à risque infectieux sévère (CEPRIS) et la biobanque régionale pour l’Afrique de l’Ouest.
« Cet Institut est une ressource majeure pour la Côte d’Ivoire, mais aussi pour l’ensemble de la région Afrique de l’Ouest et du Centre », a souligné la représentante de la Banque mondiale, saluant le rôle de l’IPCI dans le dispositif de sécurité sanitaire en Côte d’Ivoire et dans la sous-région.
Le directeur de l’IPCI a insisté sur la nécessité de développer des laboratoires à haut niveau de sécurité biologique, notamment de niveaux P3 et P4, afin de renforcer les capacités de détection et d’étude des agents pathogènes dangereux.
L’épidémie d’Ebola de 2014 a notamment mis en évidence les difficultés liées au transport d’échantillons à haut risque vers des laboratoires spécialisés, a rappelé Pr Méité Syndou, évoquant également les défis liés à la sécurisation des infrastructures et à la maintenance des équipements, qui nécessitent des financements adaptés.
L’IPCI envisage également de renforcer ses capacités en biotechnologie, en génomique et en intelligence artificielle. Selon son directeur scientifique, Pr Touré Offianan André, la création d’un laboratoire de biotechnologie est envisagée pour identifier des cibles vaccinales et produire des protéines recombinantes destinées à contribuer au développement de nouveaux produits de santé.
Ces perspectives pourraient favoriser la recherche vaccinale et réduire la dépendance de l’Afrique aux approvisionnements extérieurs en produits de santé, une vulnérabilité mise en évidence lors de la pandémie de COVID-19.
La Banque mondiale a déjà apporté un soutien à l’IPCI pour l’acquisition d’équipements et la conduite d’activités liées à la riposte contre la pandémie. Entre 2020 et 2022, l’Institut a réalisé plus de 1,6 million de tests de détection du virus responsable de la COVID-19.
Dans le cadre de son plan stratégique 2026-2030, l’IPCI entend consolider son rôle de référence en matière de recherche et de surveillance épidémiologique, selon l’approche « Une seule santé », qui intègre les interactions entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement.
À l’issue de la visite, Trina Haque a félicité les équipes de l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire pour le travail accompli. Elle a réaffirmé la volonté de la Banque mondiale d’accompagner les prochaines étapes de son développement, notamment dans le domaine de la sécurité sanitaire.
(AIP)
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