Abidjan, 15 oct 2026 (AIP) – La Côte d’Ivoire ambitionne de mobiliser environ deux milliards FCFA pour soutenir la réintégration durable des migrants de retour, à l’occasion de la deuxième Conférence nationale sur la réintégration des migrants (CNRM2), prévue les 29 et 30 octobre 2026 à Abidjan.
En prélude à cette rencontre, une conférence de presse s’est tenue jeudi 15 octobre à Abidjan pour présenter les mécanismes de financement et les processus décisionnels envisagés en faveur de la réintégration des migrants et du développement des territoires.
Organisée par le cabinet du ministre délégué chargé de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, en partenariat avec la plateforme Stay in Africa, cette initiative vise à renforcer la mobilisation des ressources et la coordination des acteurs, tout en favorisant la création d’opportunités économiques durables, notamment pour les jeunes migrants de retour.
Le directeur de cabinet du ministre délégué, Bogui Blaise Aristide, a appelé les pouvoirs publics, les partenaires techniques et financiers, les entreprises, les organisations internationales et la société civile à se mobiliser pour assurer le succès de cette édition, placée sous le slogan « De la concertation à l’action, de l’engagement au financement ».
Les travaux porteront notamment sur le projet KITLANY, qui vise à favoriser la réintégration économique des migrants grâce à la création d’emplois, à la mobilité verte et à l’écotourisme. Le projet prévoit l’accompagnement de 300 bénéficiaires, ainsi que le déploiement de 50 véhicules hybrides et de 100 vélos électriques. Le coût de sa phase pilote est estimé à trois millions d’euros, soit environ deux milliards FCFA.
La conférence s’articulera autour de cinq axes stratégiques, à savoir la coordination institutionnelle, le financement et l’entrepreneuriat, le développement territorial, la responsabilité sociétale des entreprises et la mobilisation de la diaspora.
Les organisateurs espèrent obtenir des engagements financiers et techniques pour la mise en œuvre du projet KITLANY. La signature d’une charte des entreprises engagées en faveur de la réintégration durable et la création d’un club d’entreprises partenaires figurent également parmi les résultats attendus.
Le lancement du processus de création d’un Fonds national de garantie de la réintégration durable des migrants et l’adoption de la Déclaration d’Abidjan sur la mobilisation coordonnée des ressources sont aussi prévus.
À travers cette initiative, la Côte d’Ivoire entend faire de la réintégration des migrants de retour un levier de création d’emplois, d’investissement et de développement économique et social.
(AIP)
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