Agboville, 19 août 2026 (AIP) – Le Gouvernement ivoirien, avec l’appui du Programme alimentaire mondial (PAM), a lancé lundi 18 août 2026 à Agboville, l’opérationnalisation du Plan national multirisque de contingence, à travers un exercice de simulation grandeur nature consacré au risque d’inondation.
L’atelier, prévu sur trois jours, réunit dans le chef-lieu de la région de l’Agnéby-Tiassa des autorités préfectorales, des acteurs humanitaires, des partenaires techniques ainsi que des représentants des forces vives locales autour d’un scénario de crise destiné à tester les mécanismes de prévention, d’alerte et de réponse.
« Opérationnaliser un plan de contingence permet de tester les dispositifs en place dans une situation de simulation pour voir ce qui peut être amélioré, pour que le jour où une crise survient, tous les acteurs soient mieux préparés », a expliqué la représentante du PAM en Côte d’Ivoire, Olivia Hantz.
Selon une étude du PAM, chaque dollar investi dans la préparation aux situations d’urgence permettrait d’économiser 3,5 dollars lors de la phase de réponse et de réduire de 25 jours en moyenne les délais d’intervention. « Plus important encore, ça permet de sauver des vies », a insisté Mme Hantz.
Le choix d’Agboville pour cette première opérationnalisation s’explique notamment par l’exposition de la région au risque d’inondation. Les enseignements tirés de l’exercice devraient servir à améliorer le dispositif et à être reproduits dans d’autres régions du pays.
Dans le cadre de cet accompagnement, un mémorandum d’engagement d’une durée de trois ans a été signé entre le PAM et le ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté.
Le préfet de région de l’Agnéby-Tiassa, Sihindou Coulibaly, a relevé l’importance d’un tel mécanisme en évoquant notamment la récente pollution du fleuve Agnéby liée à l’orpaillage.
« Si le plan était opérationnel, rapidement il nous aurait permis de prendre en charge la population », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de disposer de procédures claires et coordonnées face aux situations d’urgence.
Le nouveau plan vient renforcer et élargir l’ancien dispositif ORSEC en prenant en compte plusieurs types de risques, notamment les inondations, les glissements de terrain, les feux de brousse et les pollutions.
Pour la directrice de l’Action humanitaire, Virginie Yapo, cette démarche vise essentiellement à « coordonner les rôles et responsabilités des différents acteurs », afin d’assurer une réponse plus rapide et efficace en cas de catastrophe.
L’exercice de simulation doit permettre aux participants d’identifier les forces et les insuffisances du dispositif, de renforcer la coordination entre les intervenants et de formuler des recommandations pour améliorer la préparation et la réponse aux crises.
(AIP)
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