Abidjan, 12 août 2026 (AIP) – Le Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (MINETE), avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a ouvert, mardi 11 août 2026 à Abidjan, un atelier de concertation et de validation de la feuille de route pour la mise en œuvre des crédits biodiversité en Côte d’Ivoire.
Cette rencontre de deux jours, organisée les 11 et 12 août à l’hôtel Ivotel, vise à jeter les bases d’un cadre juridique, réglementaire et institutionnel transparent, en vue de mobiliser de nouvelles ressources durables pour la conservation et la restauration du patrimoine naturel ivoirien.
Ouvrant les travaux au nom du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, le représentant de la Directrice générale de l’environnement, Dr Tié Yroh, a indiqué que les crédits biodiversité ne doivent pas être perçus comme un simple marché financier, mais comme un outil structurant capable de garantir l’intégrité environnementale et sociale.
Il a rappelé que malgré la richesse de sa biodiversité (forte de près de 8 500 espèces végétales), la Côte d’Ivoire fait face à de sévères pressions liées à la déforestation, l’expansion agricole et l’urbanisation. Selon lui, cette initiative s’inscrit dans la continuité de la Stratégie et du Plan d’action nationaux pour la biodiversité (SPANB) et des Contributions déterminées au niveau national (CDN 3.0).
Soutenue par l’initiative BIOFIN du PNUD, la GIZ, l’Union Européenne et l’Entraide Universitaire Mondiale du Canada (EUMC), la démarche se veut inclusive et scientifique.
La coordonnatrice de BIOFIN, Estelle Kouakou, a réaffirmé l’engagement du PNUD à accompagner l’État ivoirien pour résorber le déficit de financement de la biodiversité par des mécanismes innovants, tout en impliquant le secteur privé, la recherche, la société civile et les communautés locales.
Pour sa part, le représentant du projet « NbS Forêts Guinéennes » porté par l’EUMC, Doua Adelphe, a précisé que son organisation contribue aux travaux à travers des études basées sur l’ADN environnemental (eDNA) et l’appui à la création d’un système national de Mesure, Rapportage et Vérification (MRV), garant de la crédibilité du futur mécanisme.
Pendant deux jours, les différentes parties prenantes examinent la feuille de route ainsi que l’architecture institutionnelle préconisée pour encadrer le marché des crédits biodiversité dans le pays.
À l’issue de cet atelier, la Côte d’Ivoire entend formaliser un consensus national sur les responsabilités des acteurs et les étapes clés pour se doter d’un modèle de financement environnemental crédible et adapté aux réalités locales.
(AIP)
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