Abidjan, 4 août 2025 (AIP)- Le ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a réitéré, lundi 4 août 2025, à Abidjan, les engagements de la Côte d’Ivoire concernant la dynamique impulsée pour faire du secteur de l’aquaculture une source durable de nutrition, d’emploi et de croissance inclusive au sein de la région du Comité des pêches du Centre-Ouest du Golfe de Guinée (CPCO).
M Touré procédait au lancement du deuxième séminaire régional sur le développement de l’aquaculture dans la région du CPCO, qu’abrite la capitale économique ivoirienne, du 4 au 6 août. « La Côte d’Ivoire, en tant que pays hôte, réaffirme sa volonté d’être un acteur engagé dans cette dynamique régionale, et de promouvoir un secteur aquacole compétitif, durable et créateur de richesse », a-t-il déclaré.
Le séminaire d’Abidjan, organisé avec l’appui de la coopération japonaise (JICA), intervient après celui tenu en 2020, au Bénin. Y prennent part notamment des experts et des acteurs du secteur, issus des six Etat du CPCO (Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Libéria, Nigéria, du Togo), du Cameroun et de la Guinée et du Japon.
Le secrétaire général du CPCO, Dr Antoine Gaston Djihinto, a posé ces assises comme une opportunité pour renforcer les efforts collectifs, partager les expériences respectives, et pour élaborer des recommandations concrètes en faveur d’une aquaculture régionale performante et durable.
Le thème : « Renforcement du dialogue public-privé sur l’amélioration de l’environnement des investissements et de l’industrialisation dans le secteur de l’aquaculture et leurs rôles respectifs » guide les travaux.
L’un des axes centraux porte ainsi sur la promotion de partenariats public-privé (PPP) dans le secteur aquacole, en tant qu’une « voie stratégique » pour améliorer l’environnement d’investissement, stimuler l’industrialisation du secteur et pour favoriser le transfert et le partage des connaissances.
L’objectif étant de créer un cadre collaboratif ou les secteurs publics et privés peuvent échanger, coordonner leurs efforts et définir des stratégies communes pour stimuler la croissance de l’aquaculture.
La quête d’autosuffisance en produits halieutiques au sein des Etats de l’espace a suscité les séminaires sur le développement de l’aquaculture. Selon le CPCO, nombre de ces Etats sont autosuffisants à « moins de 50 % ». La Côte d’Ivoire, par exemple, importe 250 millions de dollars de produits de la pêche chaque année.
« Dans ce contexte, l’aquaculture apparaît comme une réponse stratégique incontournable, tant pour garantir la souveraineté alimentaire de nos populations, que pour générer des emplois et garantir des revenus dans un cadre durable, inclusif et industrialisé », a rappelé le ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques.
(AIP)
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