Niakara, 15 juil 2026 (AIP) – Des acteurs du système éducatif du département de Niakara ont appelé à une révision à la hausse des droits d’inscription aux examens nationaux à grand tirage, estimant qu’une telle mesure contribuerait à améliorer la rémunération des personnels mobilisés, notamment les surveillants des épreuves écrites du CEPE, du BEPC et du Baccalauréat.
Interrogés par l’Agence ivoirienne de presse (AIP), mardi 14 et mercredi 15 juillet 2026, des enseignants des secteurs public et privé ont exprimé leur préoccupation face aux montants actuellement appliqués, qu’ils jugent en décalage avec les réalités économiques et les contraintes liées à l’organisation des examens nationaux.
Pour ces acteurs, une revalorisation des frais d’inscription permettrait de mieux prendre en compte l’engagement des différents intervenants dans le processus d’évaluation, en particulier les enseignants chargés de la surveillance des compositions écrites.
« À côté de nous, dans un pays voisin que je ne citerai pas, les surveillants des épreuves écrites perçoivent une somme forfaitaire », a indiqué Yves Roland Tuo, enseignant dans un établissement privé du département de Niakara. Il a invité le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, N’Guessan Koffi, à examiner cette question afin de renforcer la reconnaissance accordée aux enseignants mobilisés durant les périodes d’examens.
Une enseignante de lettres modernes exerçant dans un collège public a, pour sa part, proposé une révision des droits d’inscription aux trois principaux examens scolaires. Elle suggère notamment de faire passer les frais du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) de 500 à 1 500 FCFA, ceux du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) de 2 500 à 5 000 FCFA et ceux du Baccalauréat de 5 000 à 10 000 FCFA.
Selon les personnes interrogées, ces ressources supplémentaires pourraient servir à revaloriser les indemnités des correcteurs, considérées comme insuffisantes, mais aussi à instaurer une compensation financière pour les surveillants des épreuves écrites, qui ne bénéficient actuellement pas d’indemnité spécifique.
Les enseignants rappellent que la surveillance des examens exige pourtant disponibilité, rigueur et responsabilité, avec parfois des déplacements importants et une mobilisation sur plusieurs jours. Pour eux, une reconnaissance financière contribuerait à renforcer la motivation des personnels et à améliorer les conditions d’organisation des évaluations.
Certains acteurs soulignent également que les droits d’inscription aux examens nationaux n’ont pas connu d’évolution significative depuis plusieurs années, alors que les coûts liés à la logistique, au transport et à l’organisation des épreuves ont considérablement augmenté.
Toutefois, des observateurs appellent à accompagner toute éventuelle hausse par des mesures sociales afin de préserver l’égalité d’accès aux examens, notamment pour les candidats issus de familles à faibles revenus.
En Côte d’Ivoire, les membres des secrétariats d’examens, les interrogateurs et les correcteurs perçoivent des rémunérations liées à leurs missions. Les surveillants des épreuves écrites, eux, ne bénéficient pas d’une indemnité spécifique, une situation qui alimente les appels en faveur d’une réflexion globale sur la modernisation du système d’organisation des examens nationaux.
(AIP)
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