Abidjan, 15 juil 2026 (AIP) – Les autorités burkinabè ont déclaré persona non grata deux responsables de la délégation de l’Union européenne (UE) à Ouagadougou et leur ont accordé un délai de 72 heures pour quitter le territoire national, selon des informations rapportées mercredi 15 juillet 2026 par des médias internationaux.
Les personnes concernées sont le chef adjoint de la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso ainsi qu’une chargée de programme. Leurs identités n’ont pas été rendues publiques.
Selon les mêmes sources, cette décision leur a été notifiée le 14 juillet. Les autorités burkinabè n’ont fourni aucune explication officielle sur les motifs de cette mesure, tandis qu’aucune réaction n’avait encore été enregistrée du côté de l’Union européenne.
Cette décision intervient dans un contexte de détérioration des relations entre Ouagadougou et l’Union européenne. En juin, le Parlement européen avait adopté une résolution critiquant la situation des droits humains et des libertés fondamentales au Burkina Faso. Les autorités burkinabè avaient dénoncé un texte jugé « hostile » et rejeté les accusations formulées.
À la suite de cette résolution, le ministre burkinabè des Affaires étrangères avait convoqué, le 22 juin, le chef de la délégation de l’Union européenne pour lui faire part de la protestation officielle du gouvernement.
Dans le même contexte, Ouagadougou avait annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec la France, tandis que la visite de l’envoyé spécial de l’Union européenne pour le Sahel avait été écourtée après l’annulation de ses rencontres avec les autorités burkinabè.
La décision d’expulser ces deux responsables européens constitue un nouvel épisode de la montée des tensions diplomatiques entre le Burkina Faso et ses partenaires européens.
(AIP)
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