Agnibilékrou, 05 août 2026 (AIP) – La 24ᵉ édition du « Mardi du préfet » s’est tenue mardi 4 août 2026 à Agnibilékrou autour d’une conférence sur « La Côte d’Ivoire de 1944 à nos jours », marquée par un appel à un changement de mentalité et à un retour aux valeurs de la devise nationale, « Union, Discipline, Travail », comme fondement du développement.
Placée sous le thème « La Côte d’Ivoire de 1944 à nos jours », la conférence a été animée par les professeurs d’histoire-géographie du lycée moderne d’Agnibilékrou, Jean Bernadin Zidago et Thierry Roland Boha.
Les conférenciers ont retracé trois grandes étapes de l’histoire politique et socio-économique du pays : la lutte pour l’émancipation et l’indépendance (1944-1960), la consolidation de l’État et le développement économique (1960-1980), puis les mutations politiques, les crises et les efforts de reconstruction engagés depuis les années 1990.
Les conférenciers ont articulé leur exposé autour de trois grandes périodes de l’histoire politique et socio-économique du pays.
La première, couvrant les années 1944 à 1960, a retracé les luttes menées contre les injustices du système colonial, notamment sous l’impulsion de Félix Houphouët-Boigny. Ils ont rappelé la création d Syndicat agricole africain en 1944, la naissance du PDCI en 1946, le combat pour l’abolition du travail forcé ainsi que les différentes étapes ayant conduit à l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance, le 7 août 1960.
La deuxième période, de 1960 à 1980, a été présentée comme celle de la consolidation de la jeune République. Jean Bernadin Zidago a mis en avant la stabilité politique, le développement de l’agriculture, les investissements dans les infrastructures et l’ouverture économique, qui ont permis à la Côte d’Ivoire de s’imposer comme une référence économique en Afrique de l’Ouest.
Abordant la période allant de 1990 à l’actuelle, il a évoqué les mutations politiques intervenues après les dernières années du président Félix Houphouët-Boigny, décédé en 1993, les difficultés liées à sa succession, les crises politiques et politico-militaires, ainsi que les efforts engagés pour restaurer la paix, renforcer les institutions et relancer le développement.
S’appuyant notamment sur l’exemple de la Corée du Sud, Thierry Roland Boha a souligné que le développement d’un pays ne dépend pas uniquement de ses ressources naturelles ou de ses investissements, mais aussi de la discipline, du travail, de l’éducation, de la responsabilité citoyenne et de la persévérance dans l’effort.
Les conférenciers ont invité les Ivoiriens à s’inspirer de cette expérience en adoptant une nouvelle culture civique fondée sur le respect des lois, la protection des biens publics, la ponctualité, la rigueur, le sens du travail bien fait, la solidarité et la responsabilité individuelle.
Selon eux, la devise nationale « Union, Discipline, Travail » ne doit pas demeurer une simple inscription sur les édifices publics ou les documents administratifs, mais constituer une véritable ligne de conduite au quotidien.
Cette 24ᵉ édition du « Mardi du préfet » a permis de faire de la relecture de l’histoire nationale un véritable outil de sensibilisation citoyenne, en rappelant que le développement durable repose autant sur l’efficacité des politiques publiques que sur les comportements individuels et collectifs.
(AIP)
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