Abidjan, 29 sept 2026 (AIP) – La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, a appelé, lundi 28 septembre 2026 à Abidjan, à passer « des engagements au financement » et « des politiques publiques à des transformations concrètes » en faveur de l’autonomisation économique des femmes et des jeunes.
Mme Touré s’exprimait à l’ouverture de la Semaine régionale de haut niveau sur les Femmes, les Jeunes, la Paix, la Sécurité et la Résilience économique en Afrique de l’Ouest et au Sahel, organisée autour du thème « De la résilience économique à la consolidation durable de la paix et de la sécurité ».
« Le temps est désormais venu d’aller plus loin. Passer de la reconnaissance à la participation effective, des engagements au financement et des politiques publiques à des transformations concrètes dans la vie des femmes », a-t-elle déclaré devant des délégations ministérielles, des représentants d’institutions régionales et des organisations de la société civile.
La ministre a souligné que la paix ne se limite pas à l’absence de conflits, estimant qu’elle repose également sur la capacité d’une société à offrir des perspectives, des opportunités et une pleine participation au développement. « La résilience économique est en conséquence une condition de stabilité et un investissement actuel », a-t-elle affirmé.
Mme Touré a rappelé que la Côte d’Ivoire a inscrit la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le développement inclusif parmi les priorités de son action publique, citant le premier pilier du Plan national de développement (PND) 2026-2030 consacré à la paix, à la sécurité et à la stabilité durables.
Elle a également insisté sur la nécessité d’une participation accrue des femmes aux processus décisionnels. « La paix ne saurait être viable si les femmes, qui constituent près de la moitié de notre société, demeurent insuffisamment associées aux décisions qui engagent leur avenir », a-t-elle relevé.
Saluant l’adoption du deuxième Plan d’action national de la résolution 1325 pour la période 2024-2028, la ministre a appelé à une mobilisation accrue des institutions financières, du secteur privé et des partenaires au développement en faveur des entreprises dirigées par les femmes et les jeunes.
Évoquant la résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies, elle a appelé à considérer les jeunes comme des acteurs de la paix, de l’innovation et de la transformation, notamment dans les domaines de l’emploi, de la prévention de l’extrémisme violent, de l’innovation numérique et de l’intelligence artificielle.
Face aux défis transfrontaliers, Mme Touré a enfin plaidé pour une approche régionale fondée sur le dialogue, la coopération, la solidarité et l’intégration.
La rencontre, organisée par le Groupe de travail Femmes, Jeunes, Paix et Sécurité avec plusieurs partenaires, vise à déboucher sur des engagements précis, assortis de responsabilités et d’échéances de mise en œuvre.
(AIP)
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