Niakara, 5 août 2026 (AIP)- Les producteurs d’anacarde du département de Niakara ont engrangé près de 15 milliards de FCFA de revenus au terme de la campagne de commercialisation 2026, grâce à un prix moyen d’achat de 416 FCFA le kilogramme de noix brutes de cajou, a annoncé mardi 4 août 2026, le délégué régional du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité (CCAK) du Hambol, Issouf Konaté.
Cette annonce a été faite à l’occasion de la quatrième réunion statutaire du comité de veille de la localité, présidée par le préfet Benoît Brou Kouadio, en présence des acteurs locaux de la filière, des responsables des forces de défense et de sécurité, des chefs de services techniques de l’État ainsi que des autorités traditionnelles.
Consacrée au bilan de la campagne de commercialisation 2026, cette rencontre a permis d’évaluer les résultats enregistrés, d’identifier les difficultés rencontrées et de formuler des recommandations en vue d’améliorer la prochaine campagne.
Au niveau départemental, Niakara a enregistré une commercialisation de 37 357,056 tonnes de noix brutes de cajou contre 38 366,393 tonnes en 2025, soit une baisse globale de 1 009,337 tonnes. Malgré ce recul, la localité a confirmé son statut de principal bassin de production et de commercialisation de l’anacarde dans la région du Hambol (Centre-Nord ).
La seule sous-préfecture de la ville a totalisé 15 541,404 tonnes, en progression de 598,654 tonnes par rapport aux 14 942,750 tonnes commercialisées en 2025.
La sous-préfecture de Tafiré s’est également distinguée en réalisant la meilleure progression de la campagne, avec 7 242,665 tonnes contre 6 312,172 tonnes l’année précédente, soit une hausse de 930,493 tonnes. Badikaha a, pour sa part, enregistré 1 814,264 tonnes, en augmentation de 268,653 tonnes.
À l’inverse, Tortiya a connu le plus important recul, avec 11 386,972 tonnes commercialisées contre 13 175,140 tonnes en 2025, soit une baisse de 1 788,168 tonnes. Des diminutions ont également été observées à Niédiékaha avec 1 088,495 tonnes contre 1 895,806 tonnes et à Arikokaha 283,256 tonnes contre 494,910 tonnes.
Au total, 888 camions ont assuré l’évacuation de la production dans les six sous-préfectures du département au cours de cette campagne.
Le délégué régional du CCAK a également rappelé que le prix plancher de 400 FCFA le kilogramme, fixé à l’ouverture de la campagne en février 2026, est monté jusqu’à 450 FCFA, avant de reculer à 375 FCFA en mai afin de préserver les intérêts des producteurs, des opérations de ventes groupées ont ensuite été organisées au prix de 400 FCFA le kilogramme, permettant l’écoulement de 644 tonnes de noix brutes de cajou dans la ville.
Selon les responsables locaux du CCAK, l’ensemble de ces mécanismes de régulation, combinés aux actions de contrôle menées tout au long de la campagne par le comité de veille départemental, a contribué à garantir le respect des prix, la fluidité de la commercialisation et un climat apaisé entre producteurs, acheteurs, transporteurs et autorités administratives.
Les participants ont salué la vigilance permanente dudit comité de veille, dont les actions de suivi, de concertation et de contrôle ont favorisé le bon déroulement de la campagne 2026 et permis aux producteurs de tirer un meilleur profit de leur production.
Les recommandations formulées au terme de cette réunion visent notamment à consolider les acquis de la campagne écoulée, à renforcer le suivi du respect des prix officiels et à améliorer davantage les performances de la filière lors de la campagne de commercialisation 2027.
(AIP)
jbm/ad/zaar

