Daloa, 28 août 2026 (AIP) – Le département de Daloa, présenté comme préservé des conséquences de l’orpaillage clandestin, entend conserver son intégrité et contribuer au renforcement de la lutte contre le phénomène dans les autres départements de la région.
« Au niveau du département de Daloa, le phénomène n’existe pas », a déclaré mercredi 26 août 2026 le préfet du département et de la région du Haut-Sassandra, Yacouba Doumbia, à l’issue d’une réunion consacrée à la recherche de propositions pour renforcer la lutte.
M. Doumbia a appelé l’ensemble des acteurs à œuvrer à la résorption du phénomène dans les autres départements de la région, estimant que la priorité consiste désormais à préserver et à consolider cette situation.
La réunion, tenue à la préfecture de Daloa, a permis de faire l’état des lieux de l’orpaillage illégal et de recueillir des propositions concrètes susceptibles de renforcer les actions déjà engagées contre ce phénomène dans la région.
Parmi les pistes évoquées figurent l’intensification de la sensibilisation des populations et le renforcement des capacités d’intervention des forces de défense et de sécurité engagées dans la lutte.
Le préfet a souligné que l’enjeu de la lutte dépassait la seule question de l’exploitation illégale de l’or, au regard de ses conséquences sur l’environnement. Il a déclaré la pollution des eaux et la dégradation des terres agricoles, de même que l’impossibilité de pratiquer l’agriculture ou la pêche dans certaines zones touchées à cause du recours à des produits et procédés toxiques et dangereux tels que le mercure, le cyanure et la dynamite.
Il a appelé les populations à se considérer comme des partenaires de la lutte et à contribuer, à leur niveau, à la protection du territoire contre l’implantation de l’orpaillage clandestin, tout en attirant l’attention sur l’existence d’exploitations artisanales légales soumises à l’encadrement de l’État.
(AIP)
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