Bocanda, 07 juil 2025 (AIP) – La population de Katchrè Èssèkro, village situé sur l’axe Bocanda – Kouassi Kouassikro, a érigé des barricades le vendredi 4 juillet 2025 pour protester contre la cherté du transport pratiquée sur cette voie.
Les habitants de Katchrè Èssèkro estiment que payer 1 000 Francs CFA pour se rendre à Bocanda, distant de 12 kilomètres, sur une route qui vient d’être bitumée, est élevé. Aussi, ont-ils dénoncé le monopole exercé par les transporteurs, propriétaires de minicars. Ces derniers ont interdit aux autres véhicules tels que les taxis-brousse et autres motos-taxis -qui pratiquent un prix abordable et sont disponibles à tout moment- d’aller dans leur village ainsi que dans les localités environnantes.
« Nous avons donc décidé d’ériger des barricades pour les empêcher de rouler afin d’exprimer notre mécontentement », a déclaré le président des jeunes, Kouakou Christopher.
Cette attitude n’a pas été du goût des transporteurs et il s’en est suivi de chaudes empoignades entre les deux parties.
Aux dires du responsable des syndicats des transporteurs, Fasina Wassyou, les prix ont été fixés en fonction des différentes charges des transporteurs. Il a précisé que le tarif Bocanda-Katchrè qui était de 600 FCFA il y a quelques années, est passé à 1 000 Francs à cause du coût du carburant, des pneumatiques et autres charges en constante évolution, ainsi que du mauvais état de la route.
« Maintenant que la route a été bitumée, si la population souhaite une réduction, cela se discute. Elle n’a pas besoin de dresser des barricades, de dégonfler les pneus de nos véhicules et de décharger nos passagers », a-t-il ajouté. Il a déploré la concurrence déloyale que les tricycles exerçant dans l’illégalité, dit-il, mènent aux transporteurs inscrits au registre du transport et ayant tous les documents afférents pour exercer ce métier.
« Quand nous avions initié les taxis a trois roues appelés « Saloni’’, c’était pour desservir les différents quartiers de la ville. Aujourd’hui, ils parcourent toutes les localités du département », s’est-il plaint.
Informé, le sous-préfet de Bocanda, Romain Dakoury, s’est rendu sur les lieux afin d’apaiser les esprits et ramener le calme. « Nul n’a le droit de barrer une route nationale sans autorisation préalable, quelles que soient les raisons », s’est-il adressé aux manifestants, les invitant à utiliser la voie du dialogue et de la concertation pour se faire entendre. Il leur a également demandé de lever immédiatement les barrières pour permettre la libre circulation des véhicules. Ce qui a été fait, à la grande joie des usagers.
Une rencontre entre les différents protagonistes est prévue ces jours-ci pour régler définitivement le problème, a appris l’AIP.
(AIP)
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