Guiglo, 22 sept 2026 (AIP) – Le président des jeunes du village de Paris-Léona, localité située dans la sous-préfecture de Guiglo, (ouest, région du Cavally), a plaidé, lundi 21 septembre 2026, pour la libération des cinq personnes encore détenues à la gendarmerie de Guiglo, à la suite des échauffourées survenues dans le village, vendredi et samedi.
Ces échauffourées ont éclaté après le décès d’un jeune homme, lors d’un contrôle de routine effectué par des gendarmes, vendredi, au niveau d’un corridor installé à Petit-Guiglo. L’incident a provoqué la mort d’une personne.
Eric Zon a exprimé sa gratitude à la coordination des chefs Wê du département de Guiglo qui est venue présenter ses condoléances aux populations de village endeuillé. C’est à cette occasion qu’il a profité de l’occasion, pour demandé pardon aux autorités et plaidé pour la libération des cinq personnes encore détenues à la gendarmerie de Guiglo, sur les 17 personnes interpellées à la suite des échauffourées.
Pour expliquer sa démarche, M. Zon a indiqué que le chef du village, Roger Dahé, s’est rendu à Guiglo, lundi, pour intervenir en faveur des cinq personnes détenues, malgré la venue de ses pairs dans le village. Le président des jeunes a également appelé la jeunesse du village au calme et à l’apaisement.
Selon des témoignages recueillis sur les lieux du drame, deux jeunes circulant à moto, en provenance de Paris-Léona et en direction de Guiglo, ont été interpellés lors d’un contrôle au niveau d’un corridor situé près de l’École primaire publique (EPP) de Petit-Guiglo.
L’un d’eux, le conducteur de la moto, présenté comme étant d’origine burkinabè, a réussi à prendre la fuite à bord de son engin. Le second, identifié comme Guillaume Gyon Gbêh, âgé de 24 ans, a également tenté de se soustraire au contrôle des gendarmes. Il avait eu dans son sac des comprimés présentés comme du « Tramadol ».
Dans sa fuite, il a plongé dans la rivière Konhi, située à proximité du corridor et n’y est pas ressorti vivant. Cette rivière étant considérée comme une eau « sacrée » par les populations du village.
(AIP)
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