Abidjan, 24 juin 2026 (AIP)- Le Niger a officiellement engagé son retrait de la Cour pénale internationale (CPI), près d’un an après avoir annoncé cette décision aux côtés du Mali et du Burkina Faso.
L’institution basée à La Haye a confirmé mardi 23 juin 2026 avoir reçu la notification officielle des autorités nigériennes le 18 juin dernier, a rapporté l’Agence malienne de presse (AMAP).
Dans un communiqué, la CPI précise que le retrait du Niger prendra effet le 18 juin 2027, conformément aux dispositions du Statut de Rome qui prévoient un délai d’un an entre la notification et la sortie effective d’un État membre.
Jusqu’à cette échéance, Niamey demeure pleinement tenu de respecter l’ensemble de ses obligations envers la Cour, souligne l’institution.
La CPI a exprimé son regret face à cette décision, tout en rappelant qu’un État conserve le droit souverain d’adhérer à un traité international ou de s’en retirer.
« Bien que l’adhésion à un traité ou le retrait de celui-ci demeure un droit souverain des États en droit international, nous regrettons toute décision de se soustraire à l’effort collectif visant à mettre fin à l’impunité pour les crimes internationaux les plus graves », a déclaré la Cour.
Le Niger, dirigé par le général Abdourahamane Tiani depuis le coup d’État de juillet 2023, s’inscrit ainsi dans la même dynamique que le Mali et le Burkina Faso, qui avaient annoncé conjointement leur intention de quitter la CPI en 2024.
Cette décision s’inscrit dans une politique de réaffirmation de la souveraineté nationale revendiquée par les trois régimes militaires sahéliens.
Elle accompagne également une profonde reconfiguration de leurs partenariats diplomatiques et sécuritaires, marquée notamment par un éloignement des institutions occidentales et une diversification de leurs alliances internationales.
(AIP)
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