Abidjan, 12 juin 2026 (AIP) – La troisième édition de la Conférence africaine du développement intégral de l’humain (CADIH), prévue du 2 au 4 juillet 2026 à Abidjan, sera marquée par le lancement officiel du Réseau africain du développement intégral de l’humain (RADIH), une institution continentale destinée à promouvoir le bien-être des collaborateurs et la transformation durable des organisations africaines.
L’annonce a été faite jeudi 11 juin à Abidjan par le commissaire général de la CADIH et directeur général du cabinet Focus TL, Raphaël Tchomnou, lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation de cette rencontre qui réunira plus de 300 décideurs, dirigeants, directeurs des ressources humaines et managers issus d’une douzaine de pays africains.
Selon M. Tchomnou, la CADIH entend déployer un modèle africain de bien-être systémique déjà expérimenté au sein d’une vingtaine d’organisations, dont une dizaine en Côte d’Ivoire, allant des multinationales aux petites et moyennes entreprises.
« La CADHI va déployer un modèle africain de bien-être systémique qui est puissant et transformateur. Il s’appuie sur une pyramide du bien-être à huit niveaux qui relie la santé, la reconnaissance, le sens et la performance », a-t-il expliqué.
Pour le commissaire général, les entreprises africaines sont confrontées à des défis croissants liés au mal-être au travail, au stress, à l’épuisement professionnel et aux risques psychosociaux, qui affectent directement leur performance et leur capacité d’innovation.
Face à cette situation, la CADHI propose une démarche articulée autour de trois étapes : diagnostiquer, transformer et régénérer.
La première journée de la conférence sera consacrée à l’identification des facteurs de fragilité des organisations. À travers des panels, des plénières et des masterclass certifiantes, les participants seront invités à mesurer le coût réel du mal-être en entreprise et à mieux comprendre les risques psychosociaux auxquels sont exposés les collaborateurs.
À travers des panels, des plénières et des masterclass certifiantes, les participants seront invités à mesurer le coût réel du mal-être en entreprise et à mieux comprendre les risques psychosociaux auxquels sont exposés les collaborateurs.
« L’heure n’est plus à la réflexion mais à l’action. Il faut diagnostiquer, nommer et mesurer ce qui fragilise les organisations », a insisté M. Tchomnou.
La deuxième journée portera sur les stratégies de transformation organisationnelle, avec des échanges consacrés notamment à l’intelligence artificielle, à la performance humaine et aux expériences africaines réussies en matière de développement du capital humain.
« Lorsque nous aurons mesuré les impacts du mal-être, il faudra agir. Nous allons partager des outils concrets permettant aux dirigeants et aux responsables des ressources humaines de transformer leurs organisations dès leur retour », a-t-il indiqué.
Cette journée sera également marquée par la signature de l’acte fondateur du Réseau africain du développement intégral de l’humain (RADIH), dont les premiers membres fondateurs sont douze cabinets spécialisés dans le coaching, la qualité de vie au travail, le leadership et la gestion des risques psychosociaux.
Selon Raphaël Tchomnou, cette nouvelle organisation ambitionne de devenir une référence continentale en matière de certification, de professionnalisation, de production de connaissances et de plaidoyer en faveur du bien-être au travail. « Notre vision est celle d’un continent où le bien-être intégral devient la norme et non l’exception », a-t-il déclaré.
Le RADIH entend notamment produire des données africaines sur le bien-être et les conditions de travail, un domaine où le continent demeure fortement dépendant d’études réalisées dans d’autres contextes.
« L’Afrique manque de données sur ses propres réalités. Le RADIH devra contribuer à produire des connaissances adaptées à nos contextes afin d’éclairer les décisions et les politiques publiques », a souligné le commissaire général.
L’organisation envisage également de mener des actions de plaidoyer pour faire du bien-être des travailleurs une composante essentielle des politiques publiques, des conventions collectives et des pratiques managériales.
La troisième journée de la CADHI se déroulera dans la forêt du Banco, où les participants vivront une expérience immersive axée sur la régénération physique, mentale et émotionnelle. « Nous voulons que chaque participant reparte avec lui-même. Qu’il retrouve du sens, une vision et une meilleure connexion à son environnement », a expliqué M. Tchomnou.
La CADHI 2026 prévoit cinq panels pléniers, plusieurs masterclass certifiantes ainsi que trois parcours de certification destinés aux dirigeants, aux responsables des ressources humaines et aux professionnels de l’accompagnement des organisations.
Pour ses promoteurs, cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ainsi que des Objectifs de développement durable relatifs à la santé, au bien-être et au travail décent.
« Dans cinq ans, il y aura deux types d’organisations en Afrique : celles qui auront investi dans le bien-être de leurs collaborateurs et celles qui auront ignoré cette réalité. Les premières prospéreront, les secondes risquent de disparaître », a conclu Raphaël Tchomnou.
À travers cette troisième édition, les organisateurs entendent renforcer la place du développement humain intégré dans les stratégies de croissance des organisations africaines et promouvoir un modèle de performance conciliant résultats économiques, bien-être des collaborateurs et impact social durable.
(AIP)
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