Abidjan, 03 mai 2025 (AIP) –Le président de la Centrale syndicale ITCI, Abonga Jean-Yves Koutouan, a lancé un appel pour la préservation d’un climat de paix et de stabilité en Côte d’Ivoire, à l’approche de l’élection présidentielle prévue pour octobre.
Dans une déclaration transmise à l’AIP, M. Abonga a insisté, à l’occasion de la célébration de la fête du travail, jeudi 1er mai 2025 à Yopougon, sur la nécessité d’un scrutin inclusif, transparent et apaisé, affirmant qu’aucun développement économique ou social ne peut s’envisager dans un climat de tension politique. « La paix est le socle du progrès. Sans elle, le pays court le risque de retomber dans les travers des crises post-électorales », a-t-il souligné. Le leader syndical a également saisi la tribune pour dresser un tableau sans concession des préoccupations sociales majeures de sa centrale. Il a notamment dénoncé l’emprisonnement de syndicalistes, qu’il qualifie de violation grave des libertés syndicales. « La place d’un syndicaliste n’est pas en prison », a-t-il déclaré, exigeant la libération immédiate du syndicaliste Dugarry, détenu, selon lui, pour son « engagement syndical ».
Sur le plan des revendications sectorielles, M. Abonga a plaidé pour l’octroi d’une prime d’incitation au personnel du secteur Éducation-Formation ainsi qu’à l’ensemble des fonctionnaires, le remboursement intégral des ponctions opérées sur les salaires d’octobre 2024 et avril 2025, le respect des engagements pris dans le cadre de la Trêve Sociale ;
L’augmentation de la prime ADO de fin d’année, à hauteur de 100 % de la valeur indiciaire, en guise de « véritable 13e mois », le rétablissement du salaire et la réintégration de Koffi Narcisse, secrétaire général dont le traitement est suspendu depuis 13 mois. Le recrutement des 19 000 agents contractuels du secteur santé dans la Fonction publique et l’alignement du Salaire minimum agricole garanti (SMAG) sur le SMIG à 75 000 FCFA, pour réduire les inégalités entre les travailleurs, étaient inscrits au nombre des doléances.
Faisant de la justice sociale un préalable à la stabilité politique, le président de l’ITCI a appelé le gouvernement à des actes concrets. « Il ne suffit pas de célébrer le travail. Il faut le valoriser par des décisions équitables et courageuses », a-t-il conclu
(AIP)
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