Lakota, 01 juil. 2026 (AIP) – le Technicien spécialisé en culture pérenne (TSCP), Emian Boni Célestin, représentant le chef de Zone de l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) de Lakota a exhorté, mardi 30 juin 2026, les producteurs de cacao à renforcer leur vigilance face au swollen shoot, une maladie virale qui menace gravement les plantations.
M. Emian s’exprimait à l’occasion de l’Assemblée générale ordinaire de la Société coopérative des producteurs pour la durabilité agricole de Lakota (SOCOPDAL), tenue le en présence d’autorités administratives, de responsables de coopératives et leurs partenaires.
Il a pointé du doigt la négligence des planteurs comme principale cause de la propagation de la maladie. Selon lui, l’absence d’arrachage préventif autour des plants infectés favorise la contamination rapide de toute la plantation. Il a rappelé que la méthode consiste à éliminer les plants dans un rayon de six mètres autour des foyers détectés, une pratique trop souvent ignorée.
Le représentant de l’ANADER a insisté sur la nécessité d’une discipline collective et d’une application stricte des mesures de lutte. Il a souligné que l’ANADER reste disponible pour accompagner les producteurs dans la mise en œuvre de ces techniques, afin de préserver la durabilité des exploitations.
Maladie incurable du cacaoyer transmise par des insectes vecteurs, le swollen shoot, note-t-on, provoque un affaiblissement progressif des arbres et peut entraîner la destruction des plantations infectées, ce qui contraint les producteurs à les arracher puis à les replanter avec des variétés jugées plus résistantes ou mieux adaptées.
Lors de cette assemblée générale ordinaire, les responsables de la SOCOPDAL ont notamment pointé du doigt la maladie du swollen shoot, le vieillissement des plantations ainsi que les effets du changement climatique, considérés comme des facteurs majeurs ayant contribué à la baisse du volume de cacao collecté au cours de l’année 2025.
Présente dans le département de Lakota, la maladie sévit particulièrement dans les sous‑préfectures de Niambézaria et de Goudouko. Les planteurs ont été invités à se rapprocher de l’ANADER pour bénéficier d’un appui technique adapté.
(AIP)
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