Daloa, 1er juil 2026 (AIP) – L’ONG Save the Children a officiellement lancé, mardi 30 juin à Daloa, la troisième phase du projet Child protection in cocoa Plantations (CP-CP 3), visant à renforcer durablement la protection des enfants dans les communautés productrices de cacao.
Cette nouvelle phase, qui couvre la période 2026 – 2030, ambitionne de contribuer au bien-être et au développement global des enfants dans 70 communautés productrices de cacao des départements de Daloa, Vavoua et Issia, par la réduction des facteurs de risque du travail des enfants dans les plantations.
Le CP-CP 3 sera mis en œuvre par Save the Children, en collaboration avec les services de l’État et un certain nombre d’acteurs locaux. Il est doté d’un budget d’environ 10 millions d’euros, soit près de 6,6 milliards de FCFA, financé par le géant mondial du chocolat Ferrero.
Il devrait bénéficier directement à 38.000 personnes, dont 19.000 enfants, et indirectement à 90.000 personnes, parmi lesquelles 50.000 enfants.
Selon le directeur pays de Save the Children, Akébou Sawadogo, cette nouvelle phase vise à renforcer la protection des enfants, l’accès à une éducation de qualité, les moyens d’existence des familles, la santé et la nutrition, ainsi que la promotion d’une filière cacao responsable. Il a souligné que le projet s’inscrit dans le dispositif national de protection de l’enfant.

Plusieurs activités sont prévues, notamment le renforcement des mécanismes communautaires de protection de l’enfant, la réinsertion scolaire des enfants déscolarisés à travers les classes passerelles, l’autonomisation économique des jeunes et des femmes, ainsi que le renforcement des infrastructures éducatives.
Par rapport à la phase précédente, le CP-CP 3 innove avec un dispositif renforcé de suivi et de remédiation du travail des enfants, ainsi qu’une meilleure prise en compte du genre, de l’inclusion et de la digitalisation.
Selon le chef du projet, Déhi Anderson, la phase 2020-2025 (CP-CP 2) a enregistré des résultats « encourageants », notamment une baisse du taux de travail des enfants de 72 % à 23 %, une hausse du taux de scolarisation des enfants de 6 à 16 ans à 84 %, ainsi que la réintégration de près de 3.000 enfants dans le système scolaire formel dans 65 communautés du Haut-Sassandra.
Le projet a également permis d’augmenter la proportion de ménages disposant de sources de revenus diversifiées de 24 % à 65 %, contribuant à l’amélioration des conditions de vie.
« Le projet CPCP3 n’est pas seulement un projet, c’est une vision, une promesse et un engagement envers les générations futures », a repris le directeur pays de Save the Children, appelant les autorités administratives, les services techniques de l’État, les coopératives, les entreprises de la filière cacao et les communautés à se mobiliser pour sa réussite, afin de « bâtir une Côte d’Ivoire où chaque enfant est protégé, éduqué, valorisé et respecté ».
(AIP)
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