Abidjan, 08 juil 2026 (AIP)- L’Autorité nationale de la presse (ANP), réunie en sa septième session ordinaire de l’année, jeudi 2 juillet 2026, a prononcé deux suspensions et un blâme à l’encontre de journalistes et d’organes de presse pour des violations des règles régissant la profession, notamment du Code de déontologie, rapporte un communiqué de l’institution publié le 6 juillet.
Le conseil a décidé de suspendre le quotidien Échos de la République pour 26 parutions, soit un mois, ainsi que son directeur de publication, Mamadou Karamoko, alias H. Kara, de toute activité d’écriture pour une durée d’un mois, avec retrait de sa carte d’identité de journaliste professionnel.
Cette décision fait suite à la publication, dans l’édition n°141 du 1er juillet 2026, d’un article annonçant le décès de l’épouse du Vice-Président, Kagnon Alimata Ouattara, information qui, selon le conseil, ne reposait sur aucun fait probant et constituait une violation de l’article 2 du code de déontologie du journaliste. Le communiqué précise que M. Karamoko a présenté ses excuses au couple Ouattara, à la nation et à ses lecteurs, lors de son audition devant le conseil.
Le conseil a également prononcé la suspension d’écriture de Simplice Zahui, journaliste à Le Quotidien d’Abidjan, pour une durée d’un mois, assortie du retrait de sa carte d’identité de journaliste professionnel, à la suite d’une saisine du directeur de publication de l’hebdomadaire Le Franc-Tireur. Cette saisine portait sur des faits présumés de tentative de corruption et d’atteinte à la confraternité, en lien avec des articles consacrés à la gestion de la Mutuelle du personnel du ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement technique de Côte d’Ivoire (MUPENET-CI). Le Conseil a retenu une violation des articles 6, 9, 12 et 18 du code de déontologie.
Par ailleurs, le conseil a infligé un blâme au quotidien Notre Voie et au journaliste Benjamin Koré, auteur d’un article publié le 29 juin 2026 et intitulé : « Affi N’Guessan, président de la CAP-CI : Ouattara est dans un autre mandat avec un ancien Vice-Président ».
Selon le communiqué, le conseil a estimé que le journal s’était fait le relais « d’accusations graves et d’appréciations péjoratives mettant en cause les institutions de la République », en violation de l’article 31 de la loi sur la presse ainsi que des articles 4, 8, 14, 17 et 19 du code de déontologie.
L’ANP a conclu en appelant, les journalistes au respect strict des règles professionnelles et du code de déontologie dans le traitement de l’information, les relations de confraternité et la retranscription des propos des acteurs politiques susceptibles d’altérer la cohésion sociale.
(AIP)
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