Abidjan, 18 juil 2026 (AIP) – L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), à travers sa plateforme Alertes 100, a alerté, vendredi 17 juillet 2026, sur l’utilisation croissante de générateurs de fausses publications sur les réseaux sociaux, des outils servant à fabriquer de faux communiqués attribués à des institutions publiques dans le but de désinformer les internautes.
Dans une publication consacrée au décryptage des « fake news », l’ANSSI cite notamment le cas de faux communiqués attribués au procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan, diffusés en 2025 en imitant l’apparence de la page Facebook officielle du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.
L’agence précise que ces contenus sont entièrement faux et n’ont jamais été publiés ni par le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ni par le Parquet.
Selon Alertes 100, des plateformes librement accessibles permettent aujourd’hui de reproduire avec une grande fidélité l’apparence de publications provenant de réseaux sociaux tels que Facebook, X (anciennement Twitter), Instagram, TikTok, Snapchat ou WhatsApp. Ces outils simulent le nom de la page, la photo de profil, le badge de vérification, ainsi que les mentions « J’aime », les commentaires et les partages, donnant ainsi l’illusion d’une publication authentique lorsqu’elle est diffusée sous forme de capture d’écran.
L’ANSSI explique que les auteurs de ces fausses informations procèdent généralement à la fabrication d’un faux communiqué, qu’ils attribuent ensuite à une autorité ou à une institution reconnue afin de renforcer sa crédibilité. Le contenu est ensuite relayé rapidement par des comptes influents ou des réseaux de désinformation, souvent autour de sujets sensibles ou de personnalités suscitant un fort intérêt, afin d’encourager les internautes à le partager massivement.
Pour aider les citoyens à identifier ces manipulations, l’ANSSI recommande de se méfier des publications diffusées uniquement sous forme de captures d’écran sans lien vers la publication d’origine, des textes comportant des fautes d’orthographe ou des incohérences, des anomalies dans la présentation graphique ou encore des contenus introuvables sur les pages officielles vérifiées des institutions concernées.
L’agence invite également les internautes à ne pas céder aux messages jouant sur l’urgence ou l’émotion et à vérifier systématiquement les informations avant de les partager.
À travers cette campagne de sensibilisation, l’ANSSI appelle les populations à adopter les bons réflexes face à la désinformation, notamment en privilégiant les sources officielles, en évitant de relayer des contenus non authentifiés et en suivant les publications de la plateforme Alertes 100, présentée comme un outil de veille et de lutte contre les fausses informations.
(AIP)
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