Abidjan, 10 oct 2026 (AIP) – Le Centre national de transfusion sanguine de Côte d’Ivoire (CNTSCI) entend renforcer la fidélisation des donneurs afin de garantir durablement la disponibilité des produits sanguins, malgré la progression des collectes et l’extension de son réseau national, a indiqué son directeur général, Pr Sekongo Yassongui Mamadou.
S’exprimant lors de la Journée scientifique organisée dans le cadre de la célébration des 75 ans de l’institution, créée en 1951, Pr Sekongo a relevé que la base de données du CNTSCI compte plus d’un million de personnes ayant déjà donné leur sang, mais que seulement environ 60 000 sont considérées comme des donneurs fidélisés.
Pour le directeur général, l’augmentation du nombre de donneurs réguliers constitue un enjeu majeur pour assurer un approvisionnement constant des établissements sanitaires. Il a ainsi appelé à intensifier les actions de sensibilisation auprès des jeunes, des étudiants, des travailleurs et des différentes communautés, tout en développant une communication fondée sur la confiance et la reconnaissance des donneurs.
Le CNTSCI a enregistré 309 657 poches de sang collectées en 2025, dépassant son objectif annuel de 300 000 poches, contre 214 896 en 2022 et 19 865 en 1990, selon les chiffres présentés par son directeur général.
Cette évolution traduit les efforts engagés pour accroître la collecte, sans toutefois mettre définitivement le pays à l’abri des tensions d’approvisionnement, en raison de la durée limitée de conservation du sang et des variations des besoins des hôpitaux.
Le réseau national est également passé de 25 structures transfusionnelles en 2023 à 28 en 2024, puis à 45 en 2026. Cette extension vise à rapprocher les produits sanguins des populations, tout en posant des défis en matière de disponibilité du personnel qualifié, de maintenance des équipements, de conservation et de respect des normes de qualité, notamment dans les localités de l’intérieur du pays.
Pour soutenir la mobilisation, le CNTSCI organise notamment les « Samedis de la solidarité », chaque dernier samedi du mois, afin d’encourager le don volontaire et bénévole.
Le Pr Sekongo a également insisté sur la nécessité d’améliorer la gestion des stocks, la traçabilité des produits sanguins et la répartition des poches entre les régions, grâce notamment aux outils numériques et à l’analyse des données.
À l’horizon 2030-2035, l’institution ambitionne de renforcer ses capacités de prévision des besoins, de développer la médecine transfusionnelle personnalisée et de consolider les compétences de son personnel. Ces perspectives visent à maintenir la sécurité transfusionnelle et à assurer une meilleure disponibilité des produits sanguins sur l’ensemble du territoire national.
(AIP)
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