Bongouanou, 13 août 2026 (AIP)- Le commissaire général du Yessouan Festival, Tano Boni Lazare, a exprimé, mercredi 12 août 2026 à Assié-Koumassi, l’ambition de faire de cette manifestation culturelle une référence nationale dans la valorisation du patrimoine culturel ivoirien.
Il s’exprimait lors de la deuxième édition du festival, en présence du roi du Moronou, Sa Majesté Ehora Tehoa Maurice, du chef de la tribu Ahua, Nanan Koffi Kpli II, dont la communauté est à l’honneur cette année, du chef de la tribu Assié, Nanan Allou IV, de la présidente du Conseil régional du Moronou, Aka Véronique Bra, et du directeur régional de la Culture et de la Francophonie, Kouamé Kouassi Marius.
« Il y a un an, nous avons allumé une petite flamme. Aujourd’hui, cette flamme est devenue un grand feu qui rassemble toute la tribu », a déclaré M. Tano, faisant le bilan de l’évolution de la manifestation depuis sa première édition.
Pour lui, cette dynamique doit désormais permettre au Yessouan Festival de franchir une nouvelle étape et de s’imposer comme un rendez-vous culturel majeur du Moronou, puis comme une référence au niveau national.
Il a expliqué que le festival, dont le nom signifie « Venons apprendre », repose sur une démarche de transmission et de valorisation de l’identité culturelle. Il offre notamment un cadre de promotion des danses, contes, musiques, gastronomie, artisanat et autres savoir-faire traditionnels.
« Yessouan, c’est notre identité », a-t-il affirmé, appelant particulièrement la jeunesse à s’approprier cet héritage afin d’en assurer la pérennité.
Cette deuxième édition accorde une place particulière au Kêniankpli, le tambour parleur, présenté comme un élément important du patrimoine culturel Agni. À travers les activités consacrées à cet instrument, les organisateurs entendent contribuer à la connaissance et à la transmission des pratiques qui lui sont associées.
Le commissaire général a relevé les premiers effets de cette dynamique depuis la création du festival, notamment l’implication accrue des jeunes, la participation des femmes à travers la présentation de leurs savoir-faire et l’expression des artistes.
La présence de la tribu Ahua constitue l’une des particularités de cette deuxième édition. Le commissaire général a salué la participation de son chef, Nanan Koffi Kpli II, estimant qu’elle offre une occasion de mettre en lumière le patrimoine de cette communauté et de favoriser les échanges entre les différentes composantes du Moronou.
« À travers vous, c’est toute la tribu Ahua que nous avons l’honneur de recevoir et de célébrer », a-t-il déclaré à l’endroit du chef traditionnel. Il a souhaité que cette rencontre contribue au renforcement des liens de fraternité entre les communautés et à une meilleure connaissance de leurs patrimoines respectifs.
S’adressant au chef de la tribu Assié, Nanan Allou IV, il a exprimé sa reconnaissance pour son accompagnement et ses conseils, soulignant que l’ancrage traditionnel demeure essentiel à la réussite d’une initiative consacrée à la sauvegarde du patrimoine.
Le commissaire général a également rendu hommage au roi du Moronou, Ehora Tehoa Maurice, dont la présence, pour la deuxième fois consécutive, constitue, selon lui, un encouragement pour les organisateurs.
Tano Boni Lazare a salué l’appui de la présidente du Conseil régional du Moronou, Aka Véronique Bra marraine de l’événement, pour son engagement en faveur de la culture, de la jeunesse et du développement de la région.
Il a également remercié le directeur régional de la Culture et de la Francophonie, Kouamé Kouassi Marius, représentant la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, pour l’accompagnement technique de l’administration culturelle.
Il lui a demandé de transmettre à la ministre la reconnaissance des organisateurs, ainsi que leur ambition de faire du Yessouan Festival « le plus grand festival du Moronou, voire du pays ».
Pour atteindre cet objectif, le commissaire général a appelé les cadres, les autorités traditionnelles, les femmes, les jeunes, les artistes et les partenaires à poursuivre leur implication dans la vie du festival.
Il a notamment souhaité que cette mobilisation permette de créer davantage d’opportunités pour les jeunes, de promouvoir les savoir-faire féminins et de donner une plus grande visibilité aux artistes et aux potentialités des villages.
« Notre plus grande richesse, c’est notre capacité à nous rassembler pour préserver et transmettre notre patrimoine », a-t-il soutenu.
La manifestation se déroule du 11 au 15 août à Assié-Koumassi, autour d’activités consacrées à la promotion du patrimoine et des savoir-faire culturels en pays Agni Morofouè.
(AIP)
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