Lakota, 05 août 2026 (AIP) – Le délégué régional du Conseil du café-cacao (CCC), Ello Kouassi Evariste, a animé, mardi 04 juillet 2026, une séance de sensibilisation sur le Système national de traçabilité (SNT) du cacao, à la préfecture de Lakota, en présence des autorités administratives, coutumières et sécuritaires.
La rencontre s’est déroulée sous la présidence du préfet de Lakota, représenté par le secrétaire général de préfecture, Amadou Comoé. Elle s’est tenue en présence des sous-préfets de Lakota, Zikisso et Niambézaria. Elle a réuni les responsables de coopératives et producteurs de café-cacao du département et a été axée sur la présentation d’un film institutionnel sur le SNT et des échanges avec les participants.
M. Ello Kouassi a expliqué que le SNT, mis en œuvre depuis 2023, est un dispositif destiné à assurer le suivi du café et du cacao ivoirien depuis les plantations jusqu’aux ports d’embarquement. Il repose sur trois outils principaux que sont la carte du producteur, le Terminal de paiement électronique (TPE) et les scellés de traçabilité.
La carte du producteur, obligatoire à compter du 1er septembre 2026 pour toutes les opérations de commercialisation, permet d’identifier officiellement chaque planteur, de retracer l’origine des fèves séchées et d’offrir des avantages tels que l’accès à la Couverture maladie universelle (CMU) et aux programmes d’accompagnement du Conseil du café cacao. Le TPE sécurise les transactions en garantissant le respect du prix officiel bord champ, tandis que les scellés de traçabilité assurent le suivi des lots jusqu’à l’embarquement.
Le délégué régional a insisté sur la nécessité pour les producteurs non encore enregistrés de se faire recenser avant le 31 août, afin d’éviter toute exclusion lors de la campagne 2026-2027. Il a souligné que ce dispositif vise à renforcer la transparence, sécuriser les revenus des producteurs et préparer la filière à l’application du règlement européen sur la déforestation (RDUE) dès janvier 2027.
Le secrétaire général de préfecture, Amadou Comoé, tout comme le directeur départemental de l’Agriculture, Konan Brou, a exhorté les acteurs de la filière à s’approprier ce système, véritable gage de durabilité et de compétitivité du cacao ivoirien sur les marchés internationaux.
(AIP)
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