Botro, 19 juin 2026 (AIP)- Le conseil municipal de Diabo a lancé les travaux de construction de la future maison des chefs traditionnels, une infrastructure destinée à renforcer la cohésion sociale, favoriser la médiation communautaire et accompagner le développement local.
Porté par la municipalité, ce projet vise à doter la chefferie traditionnelle d’un cadre moderne de concertation, d’échanges et de règlement des différends, tout en préservant les valeurs culturelles et les mécanismes traditionnels de gouvernance.
Selon le maire de Diabo, Marcel Kouamé Diéto, cette réalisation permettra aux autorités coutumières de disposer d’un espace permanent pour les rencontres, les consultations et la prise de décisions au bénéfice des populations.
« En Afrique, les conflits et les préoccupations communautaires se règlent traditionnellement sous l’arbre à palabres. Aujourd’hui, avec l’évolution de nos sociétés, il était important d’offrir à nos chefs un cadre adapté qui remplira cette même mission de dialogue, de médiation et de cohésion », a-t-il expliqué, dimanche 14 juin 2026, à l’occasion de la pose de la première pierre de la future maison des chefs traditionnels.
Pour le premier magistrat de la commune, la future maison des chefs constituera un outil important de consolidation du vivre-ensemble et de soutien aux actions de développement engagées dans la localité.
« Cet acte n’est pas anodin. Il participe à la création d’un climat de cohésion sociale indispensable à la réussite de nos projets de développement », a-t-il souligné.
M. Diéto a précisé que l’édifice ne se limitera pas à une simple infrastructure administrative.
« La maison des chefs que nous lançons aujourd’hui sera un lieu de concertation, de réflexion et de transmission. Elle contribuera à préserver nos traditions, à renforcer l’unité des chefferies et à offrir un cadre digne pour les échanges, la médiation et la résolution pacifique des conflits », a-t-il soutenu.
Le maire a également insisté sur la nécessité de concilier héritage culturel et modernité dans la conduite du développement local.
« Notre ambition est de faire avancer ensemble la tradition et la modernité. Le développement ne doit pas effacer nos valeurs ancestrales, mais plutôt s’appuyer sur elles pour construire l’avenir », a-t-il ajouté.
Revenant sur les fondements de cette initiative, il a rappelé que les traditions constituent un repère essentiel pour les communautés.
« Aucun peuple ne peut progresser durablement en se coupant de ses racines. Nos traditions représentent notre mémoire, notre identité et notre boussole. Elles doivent demeurer le socle de notre développement », a-t-il spécifié, rappelant que ces réalisations s’inscrivent dans une vision réfléchie et présentée aux populations lors des élections locales de 2023.
D’un coût global estimé à près de 30 millions de francs CFA, la future maison des chefs comprendra notamment des salles de réunion, des bureaux, des espaces de réception ainsi que des installations sanitaires adaptées.
Le délai d’exécution des travaux est fixé à six mois. Selon le maire, toutes les dispositions sont prises pour respecter ce calendrier et permettre aux chefs traditionnels de disposer rapidement de leur nouveau cadre de travail.
(AIP)
ykh/sn/zaar

