Abengourou, 19 juil 2026 (AIP) – Le directeur régional des Mines, du Pétrole et de l’Énergie de l’Indénié-Djuablin, Koné Dégué, a exhorté vendredi 17 juillet 2026 les populations des sous-préfectures de Zaranou, Ebilassokro et d’Aniassué à s’engager dans l’exploitation minière légale, seule reconnue par le Code minier, afin de préserver l’environnement, renforcer la sécurité et soutenir un développement local durable.
S’exprimant lors d’une réunion d’information et de sensibilisation présidée par le préfet de région, Kouadio Kouassi Eugène, le directeur régional a dénoncé les conséquences de l’orpaillage clandestin, qui fragilise l’écosystème, la cohésion sociale et la sécurité des communautés.
Il a rappelé que l’exploitation artisanale encadrée est une activité légale, contrairement à l’orpaillage clandestin pratiqué sans autorisation et souvent dans des zones interdites. Selon lui, la persistance de cette activité illégale est alimentée par la flambée du prix de l’or, la baisse des revenus agricoles et certaines complicités locales.
Koné Dégué a cité la dégradation du fleuve Comoé, la pollution du cours d’eau Manzan, la destruction des forêts de Djamarakro et d’Apprompron-Afewa ainsi que l’appauvrissement des sols à Bébou (Zaranou) parmi les impacts environnementaux majeurs. À ces dégâts s’ajoutent des drames humains, tel l’accident survenu en 2025 sur un site clandestin à Bébou, ayant causé cinq morts.
Sur le plan économique, le directeur régional des Mines a estimé que la Côte d’Ivoire perd chaque année près de 142 T d’or issues de l’exploitation illégale, soit une valeur de plus de 4 000 milliards de francs CFA et un manque à gagner d’environ 740 milliards de francs CFA pour l’État.
M. Koné a rappelé que l’article 183 nouveau du Code minier prévoit des peines de deux à cinq ans d’emprisonnement et des amendes de 50 à 100 millions de francs CFA contre les auteurs d’orpaillage clandestin. En 2025, le pays comptait 50 permis d’exploitation industrielle, 225 permis de recherche, 742 autorisations de petites mines et 159 autorisations de carrières, pour une production nationale d’or de 59 T, a-t-on rappelé.
(AIP)
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