Katiola, 13 juil 2026 (AIP) – Le centre culturel de Katiola a abrité, samedi 11 juillet 2026, la projection du film «Kahonam », une œuvre cinématographique adaptée du livre « Une féminité amputée » de l’auteure Adeline Camara, consacrée à la lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG).
Cette projection, organisée dans le cadre des actions de sensibilisation contre les violences faites aux femmes, a permis de mobiliser le public autour de la nécessité de renforcer la protection des victimes et de promouvoir le respect des droits de la femme en Côte d’Ivoire.
À travers un récit poignant, le film «Kahonam » retrace le parcours difficile de femmes confrontées à différentes formes de violences physiques et psychologiques. L’œuvre met en lumière les conséquences de ces violences sur les victimes ainsi que sur leurs familles.
Selon Adeline Camara, auteure et réalisatrice du film, cette production vise à donner une voix aux milliers de femmes dont les histoires restent encore méconnues.
Le titre «Kahonam », qui signifie en langue tagbana « malgré les douleurs et les blessures de la vie, je ne garde rien sur le cœur », incarne la résilience des femmes face aux épreuves et leur capacité à se reconstruire malgré les traumatismes vécus.
Le personnage principal du film, Kahonam, raconte l’histoire d’une jeune fille devenue orpheline de père et de mère à l’âge de trois ans dans le village de Fronan, dans la sous-préfecture de Katiola. Recueillie par une tante qui lui promet un avenir meilleur, elle sera finalement confrontée à de nombreuses épreuves, notamment des violences, l’excision, des abus sexuels, une grossesse précoce, la faim et l’errance.
Présente à cette projection, la vice-présidente du conseil régional du Hambol, Aïssatou Koné, représentant le président du conseil régional, Kalil Ibrahim Konaté, a exhorté les populations à abandonner la pratique de l’excision, afin de préserver la santé et le bien-être des femmes et des filles.
Elle a appelé à une mobilisation collective des communautés, des leaders d’opinion et des autorités locales pour mettre fin aux pratiques néfastes portant atteinte aux droits des femmes.
À travers cette initiative, les organisateurs entendent contribuer à une prise de conscience accrue des populations sur les violences basées sur le genre et encourager l’engagement communautaire en faveur de la protection des femmes et des filles.
(AIP)
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