Koro, 25 sept 2026 (AIP) – Le préfet du département de Koro, Honoré Gueu Guié, a mis en garde, vendredi 25 septembre 2026, les chefs de village et les chefs de terre contre les conséquences environnementales, sociales et sécuritaires liées à l’orpaillage clandestin dans leurs terroirs.
Il s’exprimait lors d’une rencontre tenue à la sous-préfecture de Koro, en présence du corps préfectoral, des directeurs et chefs de services, ainsi que des responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS).
M. Gueu Guié a expliqué que l’orpaillage clandestin constitue une menace pour les ressources naturelles et les activités agricoles des villages, en raison notamment de la destruction des forêts, des plantations et des terres cultivables.
Selon le préfet, les exploitants clandestins peuvent creuser de nombreux puits sans autorisation, ni dispositif de réhabilitation des sites, laissant derrière eux des terres dégradées et difficilement exploitables.
Il a, par ailleurs, attiré l’attention des chefs traditionnels sur les conséquences de cette activité sur les ressources en eau.
L’installation de sites d’orpaillage dans ou à proximité des cours d’eau contribue, selon lui, à leur dégradation et à la détérioration de la qualité de l’eau destinée aux populations. Il les a appelés à prendre la mesure de ces conséquences et à éviter de faciliter l’installation d’exploitants clandestins dans leurs localités, même en contrepartie de ressources financières.
M. Gueu Guié a relevé, sur le plan social et sécuritaire, que les zones d’orpaillage clandestin peuvent favoriser la consommation de drogues, la circulation de produits illicites et la survenue de conflits et de violences, tout en évoquant les risques liés à la présence d’acteurs dont l’identité, l’origine des financements et la destination des revenus tirés de cette exploitation clandestine de l’or ne sont pas toujours connus des autorités.
Face à ces différents risques, le préfet a exhorté les autorités traditionnelles à collaborer avec l’administration et les Forces de défense et de sécurité afin de signaler toute installation suspecte et de contribuer ainsi à la préservation des terres, des ressources en eau et de la sécurité dans les villages.
Cette rencontre a également permis au préfet de rappeler la différence entre l’exploitation minière légalement autorisée et l’orpaillage clandestin, soulignant que les activités autorisées sont soumises au contrôle de l’État et à diverses obligations, notamment en matière de restauration des sites exploités et de contribution au développement local.
La rencontre de Koro constitue la quatrième et dernière étape de la tournée de sensibilisation conduite par le préfet Honoré Gueu Guié dans les sous-préfectures du département.
Elle a été précédée des étapes de Booko, mardi, de Borotou, mercredi, et de Niokosso, jeudi.
(AIP)
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