Oumé, 09 oct 2026 (AIP) – Le préfet d’Oumé, Kouacou Yao Elycée, a appelé les forces vives du département à renforcer leur collaboration avec les autorités administratives et les forces de défense et de sécurité pour lutter contre l’orpaillage illégal.
Cet appel a été lancé lundi 5 octobre 2026, lors de la cérémonie mensuelle d’hommage à l’emblème national, organisée à la préfecture d’Oumé.
« Chefs de village, chefs de service, leaders communautaires et associatifs, nous avons un important rôle à jouer ensemble, même si les forces de l’ordre sont au premier plan de cette lutte », a déclaré le préfet. Il a insisté sur le rôle des chefs de village et des responsables communautaires, en raison de leur proximité avec les populations.
Kouacou Yao Elycée a mis en garde les chefs traditionnels et les présidents de jeunesse qui seraient impliqués dans des activités d’orpaillage illégal ou qui en faciliteraient la pratique. Il a rappelé que les personnes reconnues coupables s’exposent à des sanctions, précisant qu’un chef de village mis en cause pourrait se voir retirer son arrêté de nomination.
Selon les informations communiquées lors de la cérémonie, plusieurs sites d’orpaillage clandestin situés notamment sur les terres des villages de Dougbafla, Doka, Kouaméfla et Zangué, ainsi que sur les rives du fleuve Bandama, ont été démantelés au cours d’opérations menées par les forces de l’ordre en 2025.
Le préfet a également indiqué qu’une trentaine de dragues avaient été détruites dans le cadre de la lutte contre cette activité. D’après les comptes rendus des forces de sécurité, les orpailleurs clandestins tendraient désormais à privilégier les cours d’eau plutôt que les zones forestières.
Le gouvernement a accordé un délai de six mois aux autorités locales pour intensifier les actions visant à mettre fin à l’orpaillage illégal sur l’ensemble du territoire national.
(AIP)
ol/dd/cmas

