Agboville, 25 sept 2026 (AIP)- Les autorités administratives, les élus locaux, les organisations de producteurs, les transformateurs et les coopératives de la région de l’Agnéby-Tiassa ont été sensibilisés, jeudi 24 septembre 2026, à Agboville, sur les objectifs et les opportunités du Projet de développement de la chaîne de valeur du manioc (PDCVM), à l’occasion d’une séance d’information organisée à la préfecture.
Cette rencontre, inscrite dans le cadre du Programme national d’investissement agricole de deuxième génération (PNIA 2), visait à favoriser une meilleure appropriation de la stratégie et des domaines d’intervention du projet par les différentes parties prenantes.
La cérémonie s’est déroulée en présence du préfet du département de Sikensi, Kra Siallou, représentant le préfet de région de l’Agnéby-Tiassa, préfet du département d’Agboville, Sihindou Coulibaly.
Représentant le maire d’Agboville, la troisième adjointe au maire, Gnali Patricia a salué une initiative porteuse de perspectives pour le développement économique local.
« Notre territoire dispose d’importants atouts agricoles, humains et économiques qui en font une zone favorable au développement de la filière manioc », a-t-elle déclaré.
Le coordonnateur du PDCVM, Coulibaly Kigbafori a rappelé que le projet vise à renforcer la production, la transformation et la commercialisation du manioc afin de rendre la filière plus résiliente, inclusive, compétitive et génératrice de revenus.
Selon lui, le choix d’Agboville pour cette étape de la tournée nationale se justifie par le poids de la région dans la production nationale de manioc.
« Nous n’avons pas choisi Agboville au hasard. L’Agnéby-Tiassa est la quatrième région productrice de manioc du pays, après le Sud-Comoé, La Mé et le Haut-Sassandra. Elle compte également de nombreuses coopératives féminines dynamiques dans la production et la transformation du manioc », a-t-il expliqué.
M. Coulibaly a annoncé que le lancement officiel du projet par le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, est prévu à Agboville avant la fin de l’année 2026.
D’un coût global de 51,105 milliards de FCFA, le PDCVM est cofinancé par la Banque islamique de développement (BID), la Banque africaine de développement (BAD) et l’État de Côte d’Ivoire. Lancé le 18 février 2026, il s’étendra jusqu’en octobre 2030.
Le coordonnateur a souligné que le manioc est devenu la culture vivrière la plus produite et la plus consommée en Côte d’Ivoire, avec une production estimée à 7,2 millions de tonnes par an, générant plusieurs centaines de milliards de francs CFA de revenus.
Parmi les principaux axes du projet figure l’industrialisation de la filière à travers l’installation d’unités de transformation destinées à produire de la farine panifiable à base de manioc.
« Notre ambition est de favoriser, à terme, l’utilisation de la farine composée blé-manioc dans la fabrication du pain sur l’ensemble du territoire national », a indiqué M. Coulibaly.
La tournée de sensibilisation du PDCVM couvrira 16 régions et 40 départements du pays. Elle vise à mobiliser les acteurs de la filière et à identifier les bénéficiaires potentiels, notamment les producteurs, transformateurs, commerçants, boulangers et meuniers.
Le projet prévoit également la production de vitroplants, l’aménagement de périmètres irrigués pour la multiplication de boutures améliorées, la mécanisation des exploitations ainsi que la cartographie de la fertilité des sols.
(AIP)
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