Abidjan, 08 oct 2026 (AIP)- Le chef du diocèse de l’église du Christianisme Céleste de Côte d’Ivoire, le Révérend Édiémou Blin Jacob, a appelé jeudi 8 octobre 2026, les Ivoiriens à privilégier le pardon, l’amour et la paix, en prélude à une journée consacrée à la paix, prévue le 14 novembre.
S’exprimant à son domicile, à l’occasion d’une rencontre avec des professionnels des médias, le responsable religieux a estimé que le pardon constitue une condition essentielle à la reconstruction du tissu social et à la consolidation de la paix en Côte d’Ivoire.
« Il faut que nous oubliions et que nous pardonnions. Il faut pardonner », a-t-il exhorté, invitant chacun à dépasser les blessures du passé et à œuvrer à la réconciliation.
Pour le Révérend Édiémou Blin Jacob, la paix doit être considérée comme une valeur fondamentale de la société ivoirienne. « La paix, c’est vivre. La paix, c’est notre religion », a-t-il affirmé, soulignant que la guerre, à l’inverse, entraîne des pertes pour toutes les parties. Il a ainsi appelé les différentes composantes de la société, notamment les communautés religieuses, à contribuer à la préservation de la paix par le dialogue, l’écoute et le pardon.
Évoquant les divisions et les blessures qui ont marqué la société, il a utilisé l’image d’un vêtement déchiré pour illustrer la nécessité de réparer les fractures sociales. « Il y a un temps pour déchirer, un temps pour coudre », a-t-il déclaré, estimant que le moment est venu de « coudre » les liens distendus.
Dans cette perspective, le responsable religieux a invité les personnes ayant été affectées par les événements du passé à accepter le pardon et à participer à une dynamique de réconciliation. « La paix égale l’amour. L’amour supporte tout. L’amour accepte tout. L’amour excuse tout », a-t-il soutenu, établissant un lien étroit entre les valeurs chrétiennes et la recherche de la paix.
Le Révérend Édiémou Blin Jacob a également insisté sur l’importance du rôle des responsables religieux dans cette démarche, estimant que les différentes confessions doivent contribuer à rapprocher les populations et à favoriser la cohésion sociale.
Il a salué l’engagement des acteurs œuvrant en faveur de la paix, notamment les journalistes, et appelé les générations futures à promouvoir, en Côte d’Ivoire comme en Afrique, une société fondée sur le pardon, la fraternité, l’amour et la solidarité.
(AIP)
bsp/cmas

