Bangolo, 12 juil 2026 (AIP) – Le sous-préfet de Béoué-Zibiao, Ouya Klatom Charles, a présenté mercredi 08 juillet 2026 à Bangolo, le cadre juridique de la sécurisation du foncier rural en Côte d’Ivoire.
Cette présentation s’est déroulée à l’occasion d’un atelier organisé par l’ONG Indigo Côte d’Ivoire au profit des chefs traditionnels du département de Bangolo, en vue de renforcer leurs compétences dans la prévention des conflits fonciers et la promotion d’une gouvernance locale apaisée.
« La sécurisation du foncier rural repose sur la loi n°98-750 du 23 décembre 1998, modifiée par la loi n°2019-868 du 14 octobre 2019. Ce cadre juridique garantit les droits fonciers, clarifie les règles de propriété et contribue à la prévention des conflits liés à la terre afin de consolider la paix sociale et de soutenir un développement agricole durable », a déclaré le sous-préfet.
L’autorité administrative a expliqué les procédures de sécurisation des terres rurales, les mécanismes de délivrance du certificat foncier, le rôle des institutions compétentes ainsi que les responsabilités des différents acteurs impliqués dans la gestion du domaine foncier rural. Il a précisé que ce domaine comprend les terres situées en dehors du domaine public, du domaine foncier urbain et des espaces légalement classés.
Insistant sur les enjeux de la réforme foncière, M. Ouya a rappelé que les conflits liés au foncier figurent parmi les principales sources de tensions dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Il a expliqué le rôle des chefs traditionnels dans la délimitation des terroirs villageois, l’identification des détenteurs de droits coutumiers et le règlement préventif des différends fonciers.
Le sous-préfet a, en outre, invité les détenteurs d’attestations villageoises à accomplir les démarches auprès de l’Agence foncière rurale (AFOR) afin d’obtenir un certificat foncier, présenté comme un instrument essentiel de sécurisation des droits sur la terre. Il a précisé que cette formalité contribue à une gestion plus efficiente des terroirs, tout en consolidant la sécurité juridique, la cohésion sociale et les investissements agricoles.
Cette session de formation, initiée par les autorités administratives avec l’appui financier de l’ONG Indigo Côte d’Ivoire, portait sur trois modules, à savoir les statuts et attributions des chefs de village, la gouvernance locale et le développement du terroir, ainsi que le foncier rural, la prévention et la gestion des conflits.
Elle s’inscrit dans la dynamique de consolidation de la paix sociale et du renforcement des capacités des autorités coutumières dans le département de Bangolo.
(AIP)
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