Zuénoula, 19 juil 2026 (AIP) – Les autorités administratives, sanitaires et municipales de Zuénoula ont appelé les populations à mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination à l’égard des personnes vivant avec le VIH (PVVIH), lors d’une campagne de sensibilisation organisée, samedi 18 juillet 2026, au foyer polyvalent Épiphane Zoro Bi Ballo.
La cérémonie a été présidée par le secrétaire général de la préfecture, Ouattara Mory, représentant le préfet du département, en présence du deuxième adjoint au maire, Zagol Constantin Philippe, du coordonnateur point focal VIH du district sanitaire, Sablé Ayé Richard, représentant le directeur départemental de la Santé, ainsi que des autorités administratives, traditionnelles et religieuses, des ONG engagées dans la lutte contre le sida, des associations de femmes et de jeunes et de nombreux habitants.
Selon l’assistant à la mobilisation sociale du Programme national de lutte contre le sida (PNLS), Kouamé Rodolphe, cette campagne s’inscrit dans la stratégie nationale visant à éliminer le VIH comme menace de santé publique d’ici à 2030.
« La stigmatisation et la discrimination demeurent les principaux obstacles à la lutte contre le VIH. Une personne vivant avec le VIH doit être considérée comme toute personne atteinte d’une maladie chronique, au même titre que le diabète ou l’hypertension », a-t-il expliqué. Il a également invité les populations à recourir volontairement au dépistage afin de connaître leur statut sérologique.
Les participants ont, par ailleurs, été sensibilisés aux droits des personnes vivant avec le VIH à travers une communication du juriste N’Go Charlemagne. Celui-ci a rappelé que la divulgation du statut sérologique d’une personne sans son consentement est sanctionnée par la législation ivoirienne.
Le coordonnateur point focal VIH du district sanitaire et gestionnaire des risques sanitaires, Sablé Ayé Richard, a indiqué que le district sanitaire de Zuénoula recense environ 2 000 personnes vivant avec le VIH, dont près de 300 jeunes âgés de 15 à 24 ans. Il a souligné que certaines pratiques socioculturelles, le recours tardif aux services de santé et la crainte de la stigmatisation continuent d’alimenter la propagation de la maladie.
La campagne a également été marquée par les témoignages de personnes vivant avec le VIH depuis plus de trente ans. Elles ont partagé leur expérience afin de démontrer qu’une bonne observance du traitement permet de mener une vie normale.
Clôturant la rencontre, le secrétaire général de la préfecture, Ouattara Mory, a exhorté les familles et les communautés à accompagner les personnes vivant avec le VIH plutôt qu’à les rejeter.
« Arrêtons de stigmatiser les personnes vivant avec le VIH. Aidons-les à vivre dignement au sein de leurs familles et de notre société », a-t-il lancé.
Des préservatifs, des tricots, des gadgets promotionnels et des livrets d’information sur les droits des personnes vivant avec le VIH ont été distribués gratuitement aux participants.
(AIP)
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