Sikensi, 30 sept 2026 (AIP) – Le préfet de Sikensi, Kra Siallou, a fait savoir que toute manifestation publique dont les organisateurs ne disposent pas d’une autorisation préalable des autorités est interdite, conformément à une décision prise lors d’une réunion du comité départemental de sécurité qu’il a présidée.
Il a donné cette information lundi 28 septembre 2026 lors d’un entretien avec l’AIP, quelques jours après une rencontre avec des responsables de la communauté musulmane locale.
Cette décision intervient après l’intoxication aux stupéfiants, le 13 août, d’une vingtaine d’adolescents au cours des festivités d’un mariage dans le quartier Sokoura de Sikensi. Deux d’entre eux sont décédés après leur évacuation vers les établissements hospitaliers de Sikensi et d’autres localités.
Le préfet a mis en garde contre les débordements observés lors de certaines cérémonies de mariage, notamment religieuses, susceptibles d’occasionner des incidents.
« Nous devons respecter les dispositions légales, notamment en protégeant nos enfants qui manifestent des comportements déviants. Les parents doivent prendre des initiatives et se faire aider par les autorités afin de leur offrir les meilleures voies d’encadrement, notamment dans les centres d’instruction étatiques dédiés », a-t-il déclaré.
M. Kra a également insisté sur le respect des engagements pris lors de la réunion, notamment en matière de sensibilisation des jeunes aux dangers liés à la consommation de drogues.
Le député-maire de Sikensi, N’Gata Brié Joseph, avait, pour sa part, échangé le 9 septembre à la mairie avec les mêmes acteurs sur cette question. Cette rencontre avait été suivie, le lendemain, de la prise d’un arrêté municipal interdisant les parades de motos lors des cérémonies de mariage et des compétitions sportives sur le territoire communal.
Présent à la rencontre, le commissaire de police Maxime Kouassi Konan avait évoqué la détermination de ses services à lutter contre la prolifération de la drogue à Sikensi, avec la collaboration des populations, notamment des jeunes.
Selon Koné Amidou, responsable de la communauté malinké de Sikensi et conseiller régional de l’Agneby-Tiassa, la jeunesse doit être encadrée. Il a assuré que des dispositions avaient été prises au sein de sa communauté afin d’éviter la répétition de tels événements.
(AIP)
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