Abidjan, 05 mai 2025 (AIP) – Les opérateurs de centrales solaires d’Afrique de l’Ouest sont réunis en conclave à Abidjan, du lundi 5 au mardi 6 mai 2025, à l’initiative du Centre ouest-africain de service scientifique sur le changement climatique et l’utilisation adaptée des terres (WASCAL), dans le cadre de l’élaboration d’une feuille de route en vue de la création d’une plateforme régionale de collaboration.
Les participants vont définir la méthodologie de mise en œuvre de ladite plateforme (applications, sites web, réseaux sociaux), établir une base de référence solide, identifier les parties prenantes et les groupes d’acteurs concernés, déterminer les contenus et services attendus, ainsi que structurer un cadre de gestion et de coordination opérationnelle.
Ouvrant officiellement les travaux au nom du directeur général de l’Énergie, le directeur des Énergies renouvelables et de la Bioénergie, Moussa Dosso, a précisé que cette plateforme permettra de capitaliser les enseignements tirés du terrain, d’intégrer les innovations technologiques, d’harmoniser les approches de planification et de faire émerger des synergies entre la science, les politiques publiques et les pratiques opérationnelles.
Selon lui, la création d’une telle plateforme de collaboration régionale entre les opérateurs de grandes centrales solaires vise à combler un vide stratégique, en promouvant un espace de dialogue, d’échange d’expériences, de transfert de compétences et de renforcement mutuel des capacités.
M. Dosso a également souligné l’engagement résolu de la Côte d’Ivoire en faveur de la transition énergétique, avec pour objectif de porter la part des énergies renouvelables à 40 % du mix énergétique national à l’horizon 2030, grâce à des investissements soutenus, des politiques appropriées, une formation renforcée et une coopération régionale accrue.

Pour sa part, le directeur exécutif de WASCAL, Professeur Emmanuel Wendsongré Ramdé, a insisté sur le fait que cet atelier, organisé dans le cadre du projet PV2H, vise à combler un vide de longue date en matière de coopération régionale, en mettant en place une plateforme dédiée aux opérateurs de grandes centrales solaires.
De son côté, le chef de la division des technologies de l’énergie et de l’hydrogène vert au ministère fédéral allemand de l’Éducation et de la Recherche (BMBF), Christoph Rövekamp, a rappelé que bien que l’Afrique abrite 20 % de la population mondiale, elle ne capte que 2 % des investissements internationaux dans les énergies renouvelables.
Il a estimé qu’il est impératif d’inverser cette tendance, révélatrice d’une réticence persistante à soutenir pleinement le développement durable du continent.
(AIP)
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