Abidjan, 29 sept 2026 (AIP)- Un atelier national de révision, d’harmonisation et de validation des curricula de formation des sages-femmes s’est ouvert lundi 28 septembre 2026 à Abidjan en vue d’améliorer la santé maternelle et néonatale.
Organisé par l’Association des sages-femmes ivoiriennes (ASFI), sous la supervision du ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, à travers l’Institut national de formation des agents de santé (INFAS), cet atelier bénéficie de l’appui technique et financier du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), dans le cadre du projet SafeBirth Africa, financé par l’Union européenne.
Les travaux portent notamment sur l’actualisation des curricula des trois spécialités reconnues en 2023, à savoir les soins obstétricaux, néonatals d’urgence et pédiatriques (SONUP), la santé de la reproduction et la planification familiale (SR/PF), ainsi que la pédopsychiatrie.
La révision concerne également la formation initiale des sages-femmes, avec une attention particulière à l’intégration des nouveaux médicaments utilisés dans la prévention et la prise en charge des hémorragies du post-partum.
À l’ouverture de l’atelier, la directrice générale de l’INFAS, Prof Méliane N’Dhatz-Ebagnitchié épouse Sanogo, a insisté sur la nécessité d’associer l’actualisation des programmes à un renforcement de la conscience professionnelle et de l’encadrement des apprenantes.
Mme Sanogo a appelé les participants à faire des professionnels de santé des « soldats de la qualité des soins », soulignant l’importance de placer les patientes au centre des préoccupations et de promouvoir la formation continue.
Elle a également plaidé pour un encadrement renforcé des sages-femmes et des étudiantes, afin de favoriser l’acquisition et l’actualisation des compétences.
Pour sa part, la présidente de l’ASFI, Diallo Awa épouse Yao, a indiqué que ces travaux doivent permettre d’adapter les enseignements aux réalités nationales, d’harmoniser les cours théoriques avec les simulations cliniques et les stages pratiques, et de valider les outils d’évaluation des futures spécialistes.
Mme Yao a rappelé que la première promotion des trois filières spécialisées, composée de 148 apprenantes, a commencé sa formation en avril 2025 à l’INFAS d’Abidjan.
Représentant le représentant résident de l’UNFPA, Dr Coulibaly Norbert a, quant à lui, souligné que la formation de sages-femmes qualifiées constitue un levier essentiel pour améliorer la qualité des soins et réduire les décès maternels et néonatals évitables.
Dr Coulibaly a particulièrement insisté sur l’intégration des compétences liées à la prévention, à la détection précoce et à la prise en charge des hémorragies du post-partum, ainsi que sur le recours à la simulation et à la prise de décision clinique.
Au terme des cinq jours de travaux, les participants devront disposer de curricula harmonisés et actualisés, conformes aux référentiels nationaux et internationaux, ainsi que de recommandations pour leur mise en œuvre.
(AIP)
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