Abidjan, 09 mai 2025, (AIP)- L’Office national de l’état civil et de l’identification (ONECI) a présenté aux entreprises une carte professionnelle électronique, « infalsifiable » et reliée au numéro national d’identité, lors du symposium portant sur la conformité des dispositifs biométriques le 9 mai 2025 à Abidjan, à la maison du patronat au Plateau.
Organisé par le cabinet Expertise PDCP, en collaboration avec le Réseau ivoirien des gestionnaires des ressources humaines (RIGRH), ce symposium d’une journée visait à renforcer la sécurité des données personnelles des salariés.
La directrice générale adjointe de l’ONECI, Gonto Pélagie, a présenté cette innovation comme une réponse concrète aux besoins de conformité et de fiabilité dans la gestion du personnel.
« Cette carte repose sur un cachet électronique de vérification d’identité. Elle est adossée au Registre national des personnes physiques (RNPP) et liée au Numéro national d’identité. Cela la rend unique, non falsifiable et non duplicable », a-t-elle expliqué.
Au-delà de l’identification sécurisée, la carte offre des fonctions de traçabilité et de gestion dynamique.
« Si un employé quitte une entreprise, l’employeur peut désactiver sa carte. Un nouvel employeur peut ensuite vérifier sa validité en un clic via l’application Verify Policy », a précisé Mme Gonto.
Ce dispositif vise à répondre aux critiques formulées contre certaines pratiques biométriques jugées intrusives. En effet, l’ARTCI a interdit l’utilisation des dispositifs biométriques pour le pointage et la paie, au nom de la protection des droits fondamentaux. La carte professionnelle biométrique constitue ainsi une alternative, conciliant innovation technologique, conformité juridique et respect de la vie privée.
Pour le président du RIGRH, Souleymane Traoré, cette solution tombe à point nommé car elle permettra aux entreprises une facilité dans la gestion des cartes de leurs employés.
« Organiser ce symposium permet de rencontrer les acteurs institutionnels et offre aux entreprises l’opportunité d’évaluer leurs pratiques, d’identifier les écarts et de mettre en place des mesures correctives. Comme l’ont souligné l’intervention de la ARTCI et les propos de Mme la DGA de l’ONECI, les partenaires institutionnels s’inscrivent dans une dynamique de collaboration visant à rendre ce cadre encore plus dynamique. L’objectif est de travailler à rendre ces dispositifs légaux applicables, plus dynamiques tout en facilitant leur mise en œuvre, en particulier au sein des entreprises », a-t-il justifié.
Les recommandations issues de cette rencontre seront transmises à la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) pour alimenter les discussions entre le secteur privé et les autorités en matière de gouvernance des données en entreprise.
(AIP)
dg/fmo

