Abidjan, 31 juil 2025 (AIP)- La ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo, a appelé le mercredi 30 juillet 2025 à Abidjan Plateau, les organisations non gouvernementales (ONG), les acteurs de la société civile et les structures partenaires à renforcer les actions de sensibilisation, afin de mieux protéger les populations vulnérables face à la traite des personnes.
S’exprimant à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la traite des personnes, Mme Dogo a souligné que ce fléau continue de faire des ravages silencieux au sein des communautés. « La traite des personnes est un crime organisé, un esclavage des temps modernes qui détruit des vies, mine les familles et compromet notre avenir collectif », a-t-elle dénoncé.
La ministre a salué les avancées enregistrées par la Côte d’Ivoire, grâce au leadership du président Alassane Ouattara, notamment à travers l’adoption de lois spécifiques et la mise en place de structures de coordination, de protection et de répression. Elle a toutefois alerté sur de nouvelles formes de traite, comme les réseaux d’escroquerie basés sur de fausses promesses d’emploi, et a plaidé pour une vigilance accrue.
L’Ambassadrice des États-Unis en Côte d’Ivoire, Jessica Davis Ba, a exprimé, au nom du gouvernement américain, sa gratitude pour cette reconnaissance. Elle a salué les efforts conjoints entrepris avec la Côte d’Ivoire, tout en réaffirmant l’engagement des États-Unis à accompagner la lutte contre ce crime.
Représentant la ministre de la Fonction publique, Traoré Diarassouba Matindjé, coordonnatrice du comité sectoriel de lutte contre les IST/VIH Sida, a rappelé l’importance d’une réponse concertée. Elle a souligné que la lutte contre la traite doit s’appuyer sur des actions collectives, durables et solidaires.
Placée sous le thème « La traite des personnes est un crime organisé – mettons fin à l’exploitation », la cérémonie a été l’occasion de rendre hommage à plusieurs organisations et personnalités engagées dans la lutte. Les ONG, structures étatiques et initiatives citoyennes ont été distinguées pour leur contribution à la prévention, à la prise en charge des victimes et à la dénonciation des réseaux criminels.
Le gouvernement ivoirien a adopté plusieurs mesures législatives et stratégiques, notamment la loi de 2016 relative à la lutte contre la traite des personnes, le mécanisme national de référencement des victimes (MNR) validé en 2022, ainsi que deux stratégies nationales couvrant les périodes 2016-2020 et 2022-2025.
(AIP)
sbi/ad/cmas

