Représentant le préfet de la région du Tonkpi, préfet du département de Man, le secrétaire général 1 de préfecture, Stéphane Guiriga, a installé les membres du comité après avoir donné lecture de l’arrêté de nomination et des missions qui leur sont assignées.
Ainsi, le comité est chargé d’assurer le suivi de la gestion de chaque périmètre d’exploitation forestière situé dans son ressort territorial, d’animer les programmes d’exploitation et d’aménagement, d’être informé des autorisations d’exploitation des produits secondaires de la forêt, de constituer une première instance de recours amiable en cas de différend entre opérateurs et populations, et de veiller à l’application des dispositions réglementaires encadrant l’exploitation forestière.
Il devra également contribuer à la prévention des conflits ainsi qu’à la promotion de la légalité et de la traçabilité dans le secteur forestier.
Le directeur régional des Eaux et Forêts du Tonkpi, Djan Yapo Evariste, a inscrit la mise en place de cet organe dans le cadre des mesures prises par l’État pour encadrer l’exploitation forestière et freiner la disparition du couvert forestier.

« Dans les années 60, nous étions à 16 millions d’hectares de forêt. Aujourd’hui en 2026, nous sommes passés à environ 2,97 millions d’hectares », a-t-il indiqué.
Il a rappelé que l’État a engagé depuis 1995 une réforme de l’exploitation forestière qui s’est notamment traduite par la création de comités chargés du suivi de la gestion des domaines d’exploitation forestière.
La Côte d’Ivoire compte 363 périmètres d’exploitation forestière dont 35 dans la région du Tonkpi.
Pour le responsable régional des Eaux et Forêts, le comité constitue un cadre destiné à faciliter les échanges entre les différents acteurs intervenant dans l’exploitation forestière.
« On s’est rendu compte qu’il y a souvent des difficultés, des problèmes entre les paysans, entre les chefs de villages et les exploitants forestiers. Généralement ce sont les sous-préfets qui sont interpellés à l’effet de pouvoir régler », a expliqué M. Djan.
Il a précisé que l’organe doit permettre de traiter ces questions dans un cadre formel réunissant administrations techniques, collectivités, autorités administratives, représentants des communautés villageoises et organisations du monde rural.
Le directeur régional a également évoqué les changements introduits par le code forestier de 2019, qui reconnaît au détenteur de la terre la propriété de l’arbre. « Désormais l’arbre appartient au paysan », a-t-il déclaré, soulignant que cette disposition implique pour les propriétaires de terres de disposer des documents requis, notamment le certificat foncier.
M. Djan a indiqué que des comités similaires sont déjà opérationnels dans les départements de Sipilou, Danané et Biankouma, précisant que celui de Man vient compléter le dispositif dans le département.
Le comité local de suivi et de gestion des périmètres d’exploitation forestière de Man est présidé par le préfet de région, préfet du département de Man. Il comprend notamment le directeur régional des Eaux et Forêts comme secrétaire technique, les sous-préfets du département, plusieurs directeurs régionaux de services techniques, des représentants des collectivités territoriales, des chefs de villages, des organisations professionnelles agricoles et des organisations du monde rural.
(AIP)
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