Niakara, 29 sept 2026 (AIP) – Les acteurs administratifs, sanitaires, vétérinaires et communautaires du département de Niakara ont été mobilisés, lundi 28 septembre 2026, pour renforcer la prévention et la sensibilisation contre la rage, à l’occasion de la célébration locale de la 20e Journée mondiale de lutte contre cette maladie.
La cérémonie, organisée au foyer des jeunes de Niakara sous la présidence du préfet du département, Benoît Brou Kouadio, a été initiée conjointement par l’antenne régionale de l’Institut national d’hygiène publique (INHP) du Hambol et la direction départementale des Ressources animales et halieutiques.
Elle a été marquée par une conférence sur la rage, suivie de la présentation et de l’installation officielle du Comité départemental de lutte contre la rage de Niakara, présidé par le préfet.
Selon le chef de l’antenne régionale de l’INHP de Katiola, Dr Yéo Salifou, cette initiative s’inscrit dans l’approche « Une seule santé », qui vise à contribuer au contrôle de la circulation du virus rabique au sein des populations humaines et canines du département, conformément à l’objectif mondial d’élimination des décès humains dus à la rage transmise par les chiens à l’horizon 2030.
« Chaque année, la Journée mondiale de lutte contre la rage nous rappelle une responsabilité essentielle : agir ensemble pour protéger les vies humaines et animales », a-t-il souligné.
Le préfet Benoît Brou Kouadio a relevé, pour sa part, l’importance de la prévention dans la lutte contre cette maladie, appelant à une mobilisation accrue autour de la vaccination des animaux de compagnie.
En matière de rage, « la prévention par la vaccination des animaux de compagnie reste notre meilleure arme et la mobilisation collective, notre meilleure réponse », a-t-il déclaré, rappelant que « la rage demeure une maladie redoutable mais évitable ».
La cérémonie a enregistré la participation d’élus locaux, de directeurs départementaux, de chefs traditionnels et de guides religieux, ainsi que de responsables d’organisations professionnelles et d’associations de femmes et de jeunes.
Plus de 200 participants issus de différents secteurs d’activité ont, par ailleurs, reçu un diplôme attestant leur formation à la prévention de la rage, à la promotion de la vaccination et à la prise en charge des personnes victimes de morsures, de griffures ou d’autres contacts accidentels avec des animaux susceptibles de transmettre le virus rabique.
Cette mobilisation vise à renforcer la sensibilisation des populations et à promouvoir la vaccination des animaux, considérée comme un moyen essentiel de prévenir la transmission de la rage à l’homme.
(AIP)
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