Bondoukou, 1 er Oct 2024 (AIP) – L’ancien ministre de l’Intérieur et ancien président de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (LIDHO), Professeur Martin Bléou, a présenté les arcanes la Constitution, pour son respect par les communautés, lors d’une conférence, à l’université privée Cefat Inter de Bondoukou.
» La constitution se donne comme la loi suprême, la loi au-dessus de laquelle il n’y en a pas d’autre à l’intérieur de l’Etat et par cela seul que la constitution est la loi suprême, elle doit être respectée par tous » , a déclaré M. Bléou.
Professeur titulaire des Universités, devant les étudiants.
Lors d’une conférence organisée autour du thème, » la Constitution », le constitutionnaliste, a reconnu que la constitution peut ne pas être respectée par les citoyens. » D’où l’institution du contrôle de constitutionnalité des lois assumées par le juge constitutionnel, Cour constitutionnelle ou Conseil constitutionnel selon les Etats. En Côte d’Ivoire, ce rôle a été confié par la constitution au Conseil constitutionnel », a-t-il dit, samedi 28 septembre 2024.
A cet égard, l’Agrégé de droit public et science politique a signifié qu’ il convient d’ajouter que la constitution, bien qu’elle soit la loi suprême, ne bénéficie aucunement d’un statut de sacralité.
Selon lui, la constitution étant le fait des hommes, les hommes en ont senti la nécessité et l’ont établi pour répondre à leurs besoins. « Donc la constitution est soumise à l’usure du temps », a-t-il dit.
Dans cette même veine, le président d’honneur de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme, ancien vice-président de l’Union interafricaine des droits de l’homme, a valorisé le régime démocratique, qui prend en compte les choix du peuple pour son bien.
» Un régime monarchique, c’est le monarque. Il revient donc au titulaire du pouvoir de doter l’État d’une constitution lorsque l’État n’a pas de constitution ou n’a plus de constitution pour des raisons diverses », a-t-il relevé.
Cette intervention publique de Pr Martin Bléou s’inscrit dans le cadre de l’ouverture des cours de droit pour les classes de licences, au profit de étudiants de cet établissement supérieur, au titre de cette année scolaire.
(AIP)
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