Mankono, 06 juil 2026 (AIP) – Le gouvernement ivoirien a officiellement lancé, samedi 4 juillet 2026, à Cissèdougou, le programme de reboisement compensatoire de 500 hectares dans la forêt classée de Foumbou, une initiative présentée comme une illustration de la volonté de l’État de concilier le développement de l’activité minière avec la restauration durable du patrimoine forestier national.
La cérémonie s’est déroulée en présence des représentants des ministères des Eaux et Forêts, des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, de la société K1 Mining, ainsi que des autorités administratives et politiques de la région.
Représentant le ministre des Eaux et Forêts, la directrice de cabinet, Zouzou épouse Mailly Elvire Joëlle, a indiqué que cette opération traduit la volonté du gouvernement de faire de la restauration du couvert forestier « une exigence concrète et mesurable » pour tous les acteurs intervenant dans les espaces forestiers.
« La reconstitution du patrimoine forestier est une priorité nationale. Chaque action susceptible d’impacter la forêt doit être accompagnée de mesures fortes de compensation et de restauration », a-t-elle déclaré.
Elle a rappelé que le reboisement des 500 hectares constitue une obligation contractuelle de K1 Mining et qu’il fera l’objet d’un suivi rigoureux. « Il s’agit d’une obligation contractuelle qui devra être suivie, exécutée et évaluée », a-t-elle insisté.
Selon Mme Zouzou, le choix de la forêt classée de Foumbou répond à des considérations techniques et environnementales. Située à proximité de la forêt classée de Toundja, affectée sur une superficie de 48 hectares par le projet aurifère Koné, cette zone contribuera, une fois restaurée, à renforcer la protection des sols, la conservation de la biodiversité, la régulation du climat local ainsi que la préservation des ressources en eau.
La représentante du ministre a, par ailleurs, invité les populations à suivre la mise en œuvre effective du projet afin de s’assurer que les superficies annoncées sont effectivement reboisées, que les plants sont entretenus, que les sites sont protégés et que les objectifs fixés sont atteints.
Elle a également appelé l’ensemble des parties prenantes à faire de la forêt classée de Foumbou une référence nationale en matière de reboisement compensatoire, démontrant que la valorisation des ressources minières peut être menée de concert avec la restauration durable du patrimoine forestier.
Le programme prévoit la mise en terre de plus d’un million de plants de diverses essences sur une période de quatre ans. Parmi les espèces retenues figurent notamment le teck, le karité, l’acajou et d’autres essences forestières reconnues pour leur capacité à restaurer les sols, notamment grâce à leur aptitude à favoriser la fixation de l’azote.
(AIP)
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