Sassandra, 3 sept 2026 (AIP) – Les parties prenantes à la restauration et à la conservation de la mangrove dans le département de Sassandra ont pris connaissance, mercredi 2 septembre 2026, de deux études élaborées dans le cadre du projet FOLAB, lors d’un atelier de restitution organisé à la mairie de la ville.
La première étude porte sur l’élaboration d’une stratégie nationale de gestion intégrée de la mangrove en Côte d’Ivoire, tandis que la seconde examine la faisabilité de la mise en place d’un fonds renouvelable destiné à financer les actions de restauration de cet écosystème.
Selon le responsable du suivi-évaluation du projet FOLAB, Franck Eloge, la première étude doit permettre d’identifier les axes stratégiques nécessaires au renforcement de la gestion de la mangrove.
Elle prévoit notamment l’implication des communautés riveraines des sites de mangrove afin de les associer aux actions de restauration et de conservation.
La seconde étude est consacrée à la mise en place d’un fonds destiné à soutenir les initiatives de restauration de la mangrove. Le mécanisme envisagé devrait notamment permettre de financer des activités génératrices de revenus telles que la vente d’attiéké, la pêche et l’élevage.
Selon les promoteurs du projet, ce dispositif vise à réduire la dépendance des populations à la mangrove pour la satisfaction de certains besoins financiers, notamment la scolarisation des enfants.
L’atelier a également permis aux communautés locales de prendre connaissance des premiers résultats des études et de formuler des observations en vue de leur amélioration.
Les participants ont notamment proposé de renforcer la sensibilisation des populations venues d’autres localités, accusées de contribuer à la dégradation de la mangrove, et de favoriser la création d’emplois au profit des jeunes.
Lancé en 2020, le projet FOLAB, qui signifie « approche de durabilité et de mise à l’échelle pour la restauration, la conservation des paysages forestiers et la biodiversité en Côte d’Ivoire », vise à expérimenter un mécanisme de financement durable pour lutter contre la dégradation des forêts et la déforestation et soutenir la gestion durable des aires protégées.
Le projet intervient également dans les parcs et réserves avec l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), ainsi que dans les activités liées à la REDD+ à travers son secrétariat permanent en Côte d’Ivoire.
L’atelier a réuni des représentants de 15 villages impliqués dans le projet, dont Niani, Niéga, Latéko et Dagbego, ainsi que des autorités administratives et politiques, des chefs de services et des responsables du projet.
Étaient notamment présents le secrétaire général de la préfecture de Sassandra, Kouassi Koffi, le directeur régional de l’Environnement et de la Transition écologique du Gboklè, Yéo Moussa, et le coordinateur du projet FOLAB, Pedia Patrick.
(AIP)
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