Touba, 12 juil 2026 (AIP) – Les populations de Touba expriment leur inquiétude face à la montée des actes d’insécurité enregistrés ces derniers mois dans la commune, notamment les cambriolages, les actes de vandalisme et les vols de motocyclettes.
Elles appellent au renforcement des actions de prévention et de lutte contre la criminalité afin de garantir la sécurité des personnes et des biens.
Le secteur de l’Education figure parmi les domaines les plus affectés par cette situation. Plusieurs établissements scolaires ont été ciblés par des individus mal intentionnés au cours de l’année scolaire, occasionnant des pertes matérielles et des perturbations dans leur fonctionnement.
Le Collège confessionnel Markaz Farouck a notamment été victime d’un cambriolage qui aurait entraîné la disparition d’une somme estimée à près de deux millions de francs CFA, portant un préjudice important à l’administration de l’établissement.
Le Groupe scolaire Municipalité de Gbanadougou a également enregistré une intrusion de cambrioleurs, témoignant de l’ampleur du phénomène qui touche désormais plusieurs écoles de la commune.
Dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 juillet 2026, le Groupe scolaire Nadiani Mory Fadiga a, à son tour, été la cible d’un acte de vandalisme. Le bureau de la directrice de l’École primaire publique (EPP) Nadiani 3 a été forcé et saccagé. Des documents administratifs et pédagogiques ont été dispersés et endommagés, suscitant l’émoi au sein de la communauté éducative.
Par ailleurs, les vols de motocyclettes connaissent également une recrudescence dans la commune. Plusieurs habitants, notamment des enseignants qui utilisent ces engins pour leurs déplacements quotidiens, déclarent avoir été victimes de ces actes.
Le directeur des études de l’Institut Massogbé Dosso de Touba a ainsi été victime du vol de sa motocyclette dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2026, un cas qui vient s’ajouter à plusieurs autres incidents signalés récemment.
Cette situation intervient alors que le préfet de la région du Bafing, préfet du département de Touba, Yao Kouakou Dinard, mène des actions de concertation avec les différentes composantes de la société. Ces échanges impliquent notamment les forces de défense et de sécurité, les élus locaux, les autorités coutumières et religieuses, les organisations de jeunesse et de femmes ainsi que les acteurs de la société civile, dans le but de renforcer la collaboration entre les populations et les services compétents.
Malgré ces initiatives, la multiplication des actes de délinquance alimente un sentiment d’inquiétude chez les habitants. Ceux-ci souhaitent un renforcement des dispositifs sécuritaires et une mobilisation accrue de l’ensemble des acteurs afin de permettre à Touba de retrouver durablement son climat habituel de quiétude et de sérénité.
(AIP)
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