Abidjan, 15 juil 2026 (AIP) – Le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique a procédé, ce mercredi 15 juillet 2026 à Abidjan, à l’ouverture d’un atelier de relecture de la Stratégie et plan d’actions nationaux pour la biodiversité (SPANB), en vue de son chiffrage et de l’élaboration d’un plan de financement destiné à mobiliser les ressources nécessaires à sa mise en œuvre.
Représentant le ministre de l’Environnement, Dr Tié Yroh Hyacinthe, directeur de la qualité de l’environnement et de la prévention des risques, a souligné l’importance capitale de cette étape. « Aujourd’hui, nous sommes à une autre étape, celle du financement.
La Côte d’Ivoire avait déjà une stratégie de la biodiversité, mais qui n’a pas eu de succès parce que les plans de financement n’étaient pas bien élaborés », a-t-il rappelé, saluant le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l’initiative BIOFIN, qui viennent « corriger quelques erreurs qu’on avait commises dans le passé ».
« Pour évaluer les besoins, il faut déjà s’assurer de ce qu’est la SPANB, de ce que nous voulons, relire, clarifier nos activités pour que les consultants commis à la tâche soient à l’aise et nous disent combien va coûter notre stratégie », a expliqué Dr Tié, avant de déclarer ouverts les travaux, au nom du ministre.
Prenant la parole, Jean Paul Aka, chef de l’Unité développement durable et inclusion du PNUD, a insisté sur le rôle économique de la biodiversité, bien au-delà de sa dimension écologique.
« Investir dans la biodiversité, ce n’est pas seulement préserver la nature. C’est investir dans notre sécurité alimentaire, c’est aussi investir dans des emplois durables, dans la résilience de nos territoires et dans l’avenir de la Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré.
M. Aka a rappelé que le Plan national de développement (PND) 2026-2030 prévoit 114 838 milliards de francs CFA d’investissements, dont plus de 70 % seront portés par le secteur privé. Dans ce cadre, la biodiversité devient un véritable levier de développement économique.
« Les besoins en financement liés à la biodiversité ont été estimés à près de 5 milliards de dollars américains », a-t-il indiqué, soulignant la nécessité de transformer les ambitions de la SPANB en investissements concrets.
« Chiffrer nos ambitions, c’est nous donner les moyens de les financer, et ainsi faire de la biodiversité le moteur de l’économie sociale de la Côte d’Ivoire », a conclu le représentant du PNUD, réaffirmant l’engagement de son institution à accompagner le gouvernement dans cette démarche.
L’atelier, qui réunit les membres du comité technique, des consultants et des experts du secteur, doit aboutir à l’identification des coûts précis des activités prévues par la stratégie nationale, afin de doter le pays d’un mécanisme de financement pérenne et efficace pour la préservation de son patrimoine naturel.
(AIP)
gak/haa

