Yamoussoukro, 15 sept 2025 (AIP) – Un atelier consacré au bilan et aux perspectives des activités de la direction de l’encadrement des établissements privés (DEP) du ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage s’est ouvert le lundi 15 septembre 2025 à Yamoussoukro.
La rencontre, qui réunit les responsables du ministère, les présidents de faitières d’établissements privés ainsi que les partenaires techniques et financiers, vise à évaluer les actions menées ces dernières années et à définir de nouvelles orientations pour améliorer la qualité de l’enseignement technique et professionnel dans le secteur privé.
Selon le directeur général de la formation initiale, Almamy Cissé, « l’objectif de cet atelier est de faire le bilan des activités de la DEP, qui a mené plusieurs actions avec ses partenaires, notamment le Projet d’amélioration de la gouvernance pour la délivrance des services de base aux citoyens (PAGDS) ». Parmi ces actions figurent le classement des établissements privés, le contrôle biométrique des présences, ainsi que l’évaluation des structures sur la base de critères de performance.
Le représentant du PAGDS, Akrou Bertin, a pour sa part salué les résultats obtenus grâce à cette collaboration, tout en réaffirmant l’engagement du projet à soutenir les réformes en cours. « Le PAGDS est aux côtés du gouvernement ivoirien pour accompagner la transparence, la gouvernance et l’efficacité dans le secteur éducatif. Les efforts réalisés dans l’encadrement des établissements privés constituent un pas important vers une formation de qualité et une meilleure employabilité des jeunes », a-t-il déclaré.
Les établissements ont ainsi été répartis en cinq catégories, de A (les plus performants) à E (les moins performants). Cette année, 22 établissements ont été retirés du programme pour insuffisance de résultats, tandis qu’une vingtaine d’autres sont placés sous surveillance et n’accueillent plus de nouveaux élèves. « Les apprenants issus des établissements fermés sont réaffectés dans d’autres écoles de la région, afin de poursuivre leur formation dans de bonnes conditions », a précisé M. Cissé.
D’autres réformes sont en cours, notamment l’instauration d’une autorisation obligatoire d’enseigner pour tous les professeurs du privé d’ici cinq ans, ainsi que l’élaboration d’une liste minimale d’équipements pratiques par filière, afin de garantir un enseignement conforme aux standards de la formation technique et professionnelle.
Le représentant du ministre a, pour sa part, rappelé que le secteur privé accueille près de 63 % des effectifs de l’enseignement technique et professionnel en Côte d’Ivoire, avec plus de 461 établissements. Mais les taux de réussite aux examens restent en deçà de ceux des établissements publics, d’où la nécessité de renforcer l’encadrement et la gouvernance.
Les travaux, qui se déroulent jusqu’au vendredi 19 septembre, devront aboutir à un rapport assorti de recommandations pour renforcer la crédibilité et l’efficacité du secteur privé, considéré comme un levier stratégique pour l’employabilité des jeunes et le développement socio-économique du pays.
(AIP)
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