Doropo, 19 sept 2026 (AIP) – Un atelier régional a été organisé, du mardi 15 au jeudi 17 septembre 2026, à la préfecture de Doropo, en vue de renforcer les compétences des acteurs communautaires et travailleurs sociaux sur les violences basées sur le genre et le référencement.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Réponse d’urgence pour l’accès aux soins de santé essentiels et renforcement des capacités de réponse aux chocs pour les populations affectées par la crise sahélienne dans le Nord-est de la Côte d’Ivoire ».
Ce projet, financé par l’Union européenne (UE) est mis en œuvre par Médecins du Monde (MdM), en partenariat avec l’ONG l’Étoile du Bounkani. Il vise à améliorer l’offre de services de santé et renforcer les mécanismes communautaires de résilience.
Pour le directeur exécutif de l’ONG l’Etoile du Bounkani (EBONI), Dah Ollo Toussaint, l’objectif de cette formation était de doter ces acteurs d’outils pour une prise en charge multisectorielle des survivant(e)s, vulgariser les différents types de violences basées sur le genre et renforcer le mécanisme de référencement des cas de VBG afin d’éradiquer ce fléau encore trop présent dans la région.
Ce module était co-animé par les directeurs des centres sociaux de Bouna et de Doropo, Yao Armand Konan, et Keunan Marc. A travers une présentation, les intervenants ont rappelé les différents types de violences basées sur le genre à savoir le viol, le mariage forcé, l’agression sexuelle et physique, le déni de ressources, d’opportunités de service ainsi que les violences psychologiques et émotionnelles.
L’atelier a permis de renforcer les capacités des participants sur les généralités en matière de VBG, les causes et conséquences, ainsi que les principes directeurs qui sont la sûreté/sécurité, la confidentialité, la non-discrimination et le respect dans la prise en charge et le référencement des cas de violences basées sur le genre.
Les violences basées sur le genre sont susceptibles de provoquer des conséquences graves sur la santé physique et psychologique des chocs survivants. Il s’agit notamment, des chocs traumatiques, l’anxiété, l’hétéro agressivité, des blessures, la honte, le sentiment d’insécurité, ou même la mort.
Pour une meilleure prise en charge des survivant(e)s, les formateurs ont indiqué que les intervenants sociaux doivent avoir le sens de l’écoute et manifester une relation d’aide. Ils les ont encouragés à s’impliquer davantage dans la prévention et la lutte contre toutes formes de violences pouvant porter atteinte à la dignité humaine.
(AIP)
bd/on/zaar

