Dabou, 30 sept 2026 (AIP)- Un Projet de développement de la chaîne de valeur manioc (PDCVM) a été présenté aux acteurs de la filière manioc de la région des Grands Ponts, mardi 29 septembre 2026 au siège du conseil régional.
Soutenu financièrement par la Banque islamique de développement, ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme national d’investissement agricole de deuxième génération et vise notamment à renforcer la compétitivité et la résilience de la filière.
Le PDCVM vise à renforcer la production, la transformation et la commercialisation du manioc dans la région, afin de contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi qu’à la création d’emplois, notamment au profit des jeunes et des femmes.
Il repose sur quatre composantes, à savoir l’amélioration de la production et de la productivité, la transformation, la commercialisation ainsi que la cartographie des sols et l’étude des agropoles.
La composante « Amélioration de la production et de la productivité » prévoit l’aménagement de 1 835 hectares pour la multiplication des boutures et le recours à la mécanisation agricole, avec pour objectif de faire passer le rendement moyen de 15 à 30 tonnes à l’hectare ou plus.
La deuxième composante porte sur la mise en place de 15 unités de transformation, dont 10 unités industrielles pour la production d’attiéké, d’amidon et de placali, et cinq unités destinées à la production de farine composée blé-manioc pour la fabrication du pain.
L’axe « Commercialisation » prévoit le renforcement des capacités des acteurs et la mise à disposition de moyens logistiques pour le transport du manioc des champs vers les unités de transformation.
Enfin, la composante « Cartographie des sols et étude des agropoles » vise à adapter l’utilisation des engrais aux caractéristiques des sols afin d’améliorer les rendements.
Le projet sera mis en œuvre jusqu’au 30 octobre 2030 dans 16 régions du pays, a indiqué son coordonnateur, Coulibaly Mamadou Kigbafori.
Présidant la rencontre, le préfet de région des Grands Ponts, Mme Amani Michèle Hortense Laubouet, a appelé les acteurs de la filière manioc à adhérer au projet et exhorté les chefs de village à faciliter l’accès des jeunes et des femmes aux terres agricoles.
(AIP)
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